jeudi 24 mai 2007

Dans la peau d'un narco, achetez le livre !


Pour en savoir plus sur l'incroyable histoire de NS55, vous pouvez vous procurer Dans la peau d'un narco, le document choc signé par Fiévet et le journaliste Olivier-Jourdan Roulot.
Dans ce livre haletant, écrit comme un polar, vous plongerez dans les arcanes de l'infiltration, au coeur des mafias et des réseaux qui font aujourd'hui du trafic de drogue la troisième industrie au monde, après l'alimentaire et le pétrôle.
Les deux auteurs retracent dans ces pages le récit de l'histoire de ce Donnie Brasco à la française.
On découvre avec stupéfaction les méthodes et les pratiques des services chargés par les Etats de faire le sale boulot. On suit les aventures de l'agent double, embarqué pour une plongée à très hauts risques au coeur des cartels colombiens, de la mafia sicilienne, du milieu corse, des familles italiennes ou canadiennes, et des intérêts de mouvements redoutables comme l'Ira ou le Gal.
Un document stupéfiant, dans tous les sens du terme !
Un monde où les erreurs se paient au prix fort - celui de sa vie...

Pour se procurer Dans la peau d'un narco, vous pouvez évidemment vous rendre chez votre libraire. Celui-ci pourra commander l'ouvrage directement auprès de la maison d'édition (Hugo doc), au cas où le livre ne serait pas disponible chez lui.
Vous pouvez également vous rendrez dans une grande enseigne, type fnac ou Virgin.

Enfin, vous pouvez commander l'ouvrage en ligne, sur le net, en allant par exemples sans risque sur un de ces 3 sites :
- www.amazon.fr
-www.alapage.com
-www4.fnac.com

mercredi 23 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°2)

Les médias s'intéressent toujours à " l'Affaire Fiévet "

- Alors qu'il se trouvait ce matin à Marseille, Marc Fiévet faisait au même moment l'objet d'un reportage à Nantes, sur l'antenne de France Bleu Loire Océan, pour le journal de 8hoo de la radio :


- Ce matin encore, l’édition Nice-Cannes du quotidien gratuit Metro titrait " Infiltré chez les “narcos”, il passe onze ans en prison ".
L’article est en ligne, ici :
Infiltré chez les “narcos”, il passe onze ans en prison, article du 23/05/2007, Metro Nice-Cannes.

- Hier matin, à Nice, Marc Fiévet était l'invité de la rédaction de Radio France Bleu Azur :


D'autres nouvelles à suivre dans les médias...

mardi 22 mai 2007

L’étape du jour (en images)

Nice,

Aujourd’hui, mardi, le tour de France a mis cap plein sud, puisque le convoi se trouvait à Nice pour un contre-la-montre aux temps de passage très serrés.

A l’arrivée dans la capitale des Alpes-maritimes, NS55 s’est fait une grosse frayeur. La faute à une information incomplète : quand il s’est présenté avec son véhicule à l’adresse qu’indiquait sa feuille de route, nulle trace de douanes...
« C’est pourtant l’adresse qu’ils donnent sur le site officiel ! », m’a-t-il expliqué dépité au téléphone, pendant que nous tentions avec Yann de faire patienter le patron du web bar où nous nous trouvions, pressé de tirer le rideau, afin d’envoyer en urgence les photos du jour.
En réalité, la cible se trouvait bien rue Tonduti de l’Escarène, comme indiqué, mais au n°18 et non pas au... 8.
Finalement, tout rentrait dans l’ordre. L’opération était maintenue.Quand nous avons regagné le Laika, vers 1h30 du matin, les photos de la journée précédente enfin transmises, la cabine intérieure était plongée dans le noir.
« Interdiction d’allumer des lumières », a prévenu Fiévet, qui avait réussi à garer son véhicule en face de l’entrée des douanes, collé à des barrières installées ici pour cause de ville en travaux.
« On risquerait de se faire repérer immédiatement ».
Novices face à un tel savoir-faire, preuve que l’homme n’en était pas à sa première action sur le terrain, nous avons obtempéré sans résistance, avec Yann, et nous sommes couchés en nous contentant de la lumière artificielle de la rue pénétrant généreusement les entrailles du véhicule par la vitre avant.
Une fois dans nos couchettes respectives, nous avions l’objectif juste en face de nous. Il ne risquait pas de disparaître mystérieusement pendant la nuit, cette fois, puisqu’il était dans notre champ visuel, depuis nos lits. Dans le viseur.
Cette ambiance étrange de veille discrète avant l’action donnait à l’instant des airs de sous-marin face à une cible. Nous n’étions guère différents des véhicules banalisés des flics (ou des voyous, seul le camp change) en planque, avant une intervention.
Comme dans un film de genre. A l’heure où dans les rues des villes ne rodent plus que les équipages louches...

Si l’heure de réveil avait été programmée avec un peu plus de considération pour notre état de fatigue, bien réel, sous nos couettes et sacs de couchage, nous avons été réveillés brutalement. Par le bruit de dehors. Avec l’impression de nous retrouver au lit au milieu de la route, des voitures fonçant plein pot de chaque côté du véhicule. Pendant la nuit, nous avions, déjà, eu droit à un nettoyage au karcher – un outil à la mode, faut-il croire, mais surtout bruyant.
Le réveil matin, lui, nous a laissé un peu plus de répit que d’ordinaire, puisque le branle-bas de combat a été donné à 6h45.

Cette fois, Fiévet a pu s’entretenir avec Jean-Paul Garcia, le patron des ressources humaines des douanes, à Paris. Pour l’informer de son étape niçoise.
Et lui indiquer qu’il espérait rencontrer le directeur de l’antenne niçoise.
Ce n’est pas le directeur qui est venu à sa rencontre, mais un visage connu : celui de Gérard Estavoyer, adjoint du directeur des services de renseignement pendant un moment pendant les années d’infiltration de NS55 (lui-même ancien directeur, par la suite, de la direction nationale du renseignement et des enquêtes, et actuellement contrôleur des recettes en poste à Nice).
Estavoyer est même monté à bord du camping-car, pour échanger avec le maître des lieux. Les deux hommes sont ensuite partis prendre un café chez le niçois, dont le logement de fonction se trouve sur place.

Nous les avons retrouvés à une terrasse de bar. Nous sommes ensuite entrés dans le bâtiment des douanes, d’où nous étions observés depuis un moment, en suivant Fiévet précédé par Estavoyer avec notre caméra. Estavoyer a expliqué que Fiévet souhaiter offrir son livre au patron.
Un collaborateur est descendu, très craintif, expliquant que ce n’était pas possible.
« En période électorale, on leur demande de ne plus parler du tout », a soufflé Estavoyer.
Marc Fiévet a donc effectué sa dédicace sur le comptoir d’entrée, devant une fonctionnaire en uniforme plutôt souriante.
Le tout sous le regard indiscret de notre caméra.
Après être ressortis du bâtiment, nous avons fermé le camp et plié boutique, accompagné par un nouveau renfort : celui de monsieur le receveur de Nice, qui nous a servi de guide et de copilote pour nous faufiler dans les embouteillages et les travaux.

L’ancien agent infiltré s’est ensuite rendu au tribunal de grande instance, où il avait rendez-vous avec Eric de Montgolfier. Le très médiatique procureur de la république de Nice.
C’est l’ancien patron des services des douanes qui nous a servi de poisson-pilote pour arriver à bon port. Il a fallu en effet trouver une place de stationnement à l’encombrant Laika, ce qui a mobilisé beaucoup d’énergie, d’allers et retours dans Nice et de sueur. La ville fait en effet la guerre aux camping-cars, visiblement personae non grata, les autorités municipales privilégiant un tourisme à l’image plus flatteuse. Ainsi, les gardiens du parking sur le vieux port ont refusé l’accès au véhicule, bien que le lieu possède les dimensions pour l’accueillir, mécontents de voir débarquer un tel engin dans leur jardin, face à des méga-yatchs au luxe tapageur.

Finalement, la caravane a péniblement repris la route, grimpant sur les hauteurs de la ville, et le Laika a été lâché sur le parking d’un petit... cimetière.

Montgolfier a reçu Fiévet, bien qu’il avait oublié lui avoir fixé rendez-vous à ce moment, alors qu’il s’apprêtait à quitter le tribunal pour rejoindre Aix-en-Provence. Le proc’ a fait preuve de mécontentement à la vue de la caméra et du journaliste de Metro qui nous accompagnait, refusant de nous laisser entrer jusque dans son bureau.
Il s’est entretenu avec Fiévet une quinzaine de minutes et s’est montré très intéressé par cette histoire détonante. Le procureur a assuré qu’il lirait la chose avec beaucoup d’attention et rapidement, et que cela l’intéressait au plus haut point, notamment en ce qui concerne l’affaire de Lyon (une affaire de trafic et d’arraisonnement incroyable, montée de toute pièce par les services, et restée célèbre dans le métier).
Après avoir pris un verre avec Gérard Estavoyer, Fiévet s’est ensuite consacré aux médias. Avec le journaliste de Métro, donc, puis à France Bleu Azur. Il s’est rendu dans les locaux de la station régionale de Radio France, toujours guidé par l’inséparable Estavoyer (qui a fini par le quitter sur le perron de la radio, prenant à témoin les accompagnateurs en soulignant que nous avions ici « un type bien »). Fiévet s’est alors engouffré dans le grand studio pour enregistrer l’émission « L’invité du jour », dont il sera... l’invité demain matin, mercredi.

Sous une chaleur parfaitement accablante, nous avons ensuite récupéré le Laika - sans sabot d’immobilisation, sans doute pour ne pas le retenir plus -, avant de quitter Nice.

Après avoir repris nos habitudes sur l’autoroute, nous nous sommes arrêtés sur une aire de stationnement, pour une pause déjeuner un peu tardive. Son sandwich, sa salade et son Cote du Rhône avalés, Fiévet a continué de répondre aux questions des médias, par téléphone, à l’intérieur du camping-car.Au programme, une conversation téléphonique avec Patricia Tourancheau, journaliste à Libération qui connaît bien le dossier pour avoir été la première à sortir l’affaire – en préparation, cette fois, un article à paraître normalement dans l’édition de jeudi.
Il y a eu ensuite une longue interview pour la station de France bleue à Nantes, attentive aux pérégrinations de Fiévet, dont l’agent traitant se trouvait à Nantes (à la tête de la délégation pour la façade atlantique).

Ce n’est finalement qu’après 16h30 les derniers préparatifs de l’opération du lendemain effectués, que nous avons pu reprendre la route. Enfin.
Pour franchir la barre des 2000 km avalés depuis notre départ...


Olivier-Jourdan Roulot

La vie à bord

A l’intérieur du Laika, la vie s’organise. Chacun a trouvé petit à petit sa place, en prenant son rythme de croisière et en installant ses habitudes. Nous formons une sorte de famille itinérante dans cet espace de promiscuité, désormais – certainement à l’image de ce que connaissent les équipages au long cours en mer ou ceux qu’on dit fils du vent.
L’arrière du camping-car est le domaine de Fiévet. Le plus luxueux et le plus confortable, cela va sans dire. C’est là, sur la gauche de la cabine de douche, derrière le coin-cuisine, qu’il s’est fabriqué un petit nid douillet, recouvert de coussins, où il passe de belles nuits et effectue de confortables siestes – rêvant certainement à quelques échappées glorieuses sur les routes du tour.
Le milieu du véhicule est une sorte de zone mixe. Elle sert à préparer le matériel de tournage, à écrire les textes et articles du jour et, surtout, à prendre le café (très) matinal. Ni devant, ni dehors, ni trop jeune, ni trop vieux, ni-ni... Une position centrale, donc !
La nuit, l’espace se transforme en couchette. Celle où Yann passe des nuits courtes et radieuses, sur un matelas disposé sur les banquettes rabattues.
La cabine située au dessus du poste de pilotage est mon antre. C’est ici que je protège mon intimité nocturne, le visage collé au plafond. La journée, le lieu est utilisé pour déposer le matelas nocturne de Yann, des vêtements et autres effets de toutes sortes.
Avec ses boiseries, ses boutons dorés, ses plaques gravées (indiquant toilet à l’anglaise, par exemple, pour celle posée sur la porte de la salle d’eau, ou encore capitaine, pour une autre fixée au dessus du poste de pilotage), ses petits détails qui font toute la différence (petits tableaux enfermant des nœuds marins, un bateau et un gouvernail encadrant la passerelle d’accès, rappelant ainsi qu’un vieux loup de mer reste un vieux loup de mer) et ses fauteuils recouverts de tissu canapé, le Laika a fière allure. Notre Air Force One à nous !
Dans le frigo, de la bière, du coca et quelques aliments divers (comme cette salade qui trempe enfermée dans un jus douteux dans une barquette de plastique, et que Fiévet s’obstine à appeler « salade composée », l’air radieux), qui permettent de réaliser des prouesses culinaires incertaines. Bien sûr, tout ne va pas sans quelques inconvénients. Ainsi, chacun gardera un souvenir ému d’un camembert embarqué à bord par Yann, lors de l’étape de Cosne.
Pour une bonne cohabitation, quelques règles arbitraires règnent à l’intérieur du fier engin.




(si le menu permettant de faire défiler les photos ne s'affiche pas sur votre navigateur, passez d'une photo à l'autre en cliquant sur celle affichée à l'écran...)



Le capitaine de cette véritable caravelle roulante tente de faire régner l’ordre à bord. Avec plus ou moins de réussite, mais une obstination qui force l’admiration.
Ainsi, par exemple, de la serviette jaune de Yann, qui traîne toujours n’importe où. L’objet est devenu une obsession pour le pilote du Laika, qui la chasse comme on chasse une marotte.
Quelques éléments jouent un rôle décisif pour assurer une bonne tenue de la croisière, digne de la tradition des grandes traversées transatlantiques d’autrefois. Sur le toit de l’appareil, quatre petits hublots. Sorte de velux, ils sont censés offrir un peu d’air frais à la cabine, en plue de la lumière, quand ils sont ouverts (pas en route, donc). En réalité, ils dispensent la chose avec beaucoup de réserve, l’ouverture qu’ils protègent étant recouverte d’une sorte de moustiquaire. Quoiqu’il en soit, tous déployés, ils forment une batterie d’ailerons, donnant au Laika des airs marins ou aéronautiques. Quand il est déplié, le tapis d’accueil, déposé au pied de l’escalier d’accès, signale au public que le convoi s’apprête à faire une halte prolongée. Il se déploie automatiquement et donne l’impression de descendre d’un concorde présidentiel quand on s’apprête à poser le pied à terre. Et, accessoirement, il invite à se frotter les pieds avant de monter à bord – un usage que Yann éprouve quelques difficultés à appréhender, à l’évidence, au grand désespoir du chef de cabine. Autre ustensile incontournable, la balayette. Equipée de poils blancs et longs de belle facture, elle assure une propreté minimum. Le capitaine fait preuve d’un coup de balayette plein de dextérité. Une technique d’un autre âge, certes, probablement héritée d’une vieille tradition, mais dont la sûreté force l’admiration.
Le service à bord est digne de la grande époque de l’aviation commerciale des années 60.
Pour protéger la qualité des boiseries, Fiévet vieille toujours à installer une petite serviette sous les bouteilles de bière.
Enfin, chacun constate que la vie suit son cours, comme la caravane son chemin...


Olivier-Jourdan Roulot

Médias sur le tour de France (n°1)

La presse en parle !

- La Montagne, le quotidien de l’Auvergne et du Limousin, a consacré un article à l'étape de Puy Guillaume, du samedi 19, dans le fief de Michel Charasse.
Le sujet est paru dans l'édition du dimanche 20 mai.

- Un article dans l'édition du jour du Progrès, le grand quotidien régional de Lyon - sur l'étape de Lyon, donc.
A lire sur le site, si vous ne vous êtes pas procuré la version papier :
Les Douanes dans le viseur de l'« aviseur », article du 22/05/2007, Le Progrès.
- toujours sur l’étape lyonnaise, un article au titre évocateur dans l’édition régionale de ce jour du quotidien gratuit Metro : « utilisé, manipulé, jeté », rien de moins !
L’article est en ligne, ici :
“Utilisé, manipulé, jeté”, article du 22/05/2007, Metro (Lyon).















Des nouvelles de la tournée et de ses échappées, très vite, dans les médias...

lundi 21 mai 2007

En descendant vers le Sud...

Le temps rétrécit de jour en jour et l'équipe manque sérieusement de temps pour alimenter le blog. Heureusement, il nous reste le téléphone pour garder le lien avec le Laika.
Merci la technologie !

Olivier-Jourdan Roulot nous donne donc ses impressions et ses commentaires sur les journées de dimanche et lundi.


- Hier, à Lyon, dans un café sur les bords des quais :


- Ce matin, devant les douanes de Lyon :


- Visite à Orange au député Thierry Mariani (Valréas/84) :



Emmanuel Desbouiges

Info Trafic (n°3)

Le pied sur l'accélérateur, Marc commente sa journée entre Lyon et Orange, où il a rendez-vous avec Thierry Mariani, député de Valréas. Il essaye de maintenir une bonne vitesse de croisière pour ne pas trop se laisser distancer par la voiture ouvreuse d'Olivier.
A bord, l'ambiance est encore bonne, mais la fatigue se fait sentir...
Attention aux embardées !


Emmanuel Desbouiges