mercredi 20 juin 2007

Passer, ou pas, à la télé

C'est la règle du jeu. Connue par tout journaliste qui se respecte.
La règle du jeu ? Oui, celle selon laquelle un sujet programmé n'est jamais sûr d'être publié ou diffusé (selon le media) de façon sûre et certaine, jusqu'au dernier moment.
C'est la fameuse priorité donnée à la dernière actu.
Par conséquent, quelque soit sa valeur et son intérêt, votre sujet court toujours le risque d'être déprogrammé à la dernière minute, si entre temps un autre sujet est venu lui piquer la place.
C'est ce qui semble devoir se passer ce soir dans le 20H de France, dans lequel était normalement programmé un reportage consacré à Marc Fiévet (voir article précédent...).
Un coup de fil vient juste de nous parvenir de la rédaction de France 2, annonçant que le sujet ne devrait finalement pas être diffusé ce soir. Encore que... Rien n'était joué. Bref, vous l'avez compris, c'est le mystère complet pour le moment.
Ce sera peut-être pour ce soir, mais plus vraisemblablement pour demain ou après-demain.
La loi du genre, tout simplement !

Olivier-Jourdan Roulot

Dernière minute : NS55 dans le JT de 20h de France 2 !!!

C'est normalement ce soir que doit être diffusé dans le JT de 20H de France 2, présenté par David Pujadas, un sujet consacré à l'action engagée par Marc Fiévet.
C'est le journaliste Lionel Feuerstein qui a réalisé cette enquête,
notamment en accompagnant NS55 dans une étape surprise réalisée il y a deux semaines à Dunkerque.
L'équipe du JT de France 2 a accompagné l'ancien infiltré à bord de son camping-car, et l'a suivi jusque devant la direction des douanes de Dunkerque. Dans laquelle Fiévet a pénétré, selon le mode opératoire traditionnel, demandant à être reçu par le directeur. Pour une fois, celui-ci était présent sur place, et disponible.
Il a donc accueilli Fiévet, qui a pu l'informer des dernières avancées de son dossier. Et lui offrir un exemplaire de son livre, évidemment dédicacé.
De quoi améliorer l'information de l'ensemble de la délégation de Dunkerque.

A noter, pour la petite histoire, que le magasin Virgin de Dunkerque a refusé d'accueillir Marc Fiévet dans ses murs, pour une dédicace avec les lecteurs dunkerquois, au motif du caractère jugé... trop sulfureux de ce dossier !
Ajoutant, pour compléter la chose, que de toutes façons, ça n'intéressait pas les lecteurs, à Dunkerque...
Une argumentation pour le moins étonnante de la part d'une enseigne comme Virgin, qui s'autorise désormais de juger du caractère sulfureux des livres et des documents (co-signé par un journaliste, au passage...) qui paraissent et à choisir ce que doit lire ou pas le lecteur. En tout cas à Dunkerque.
Faut-il parler de censure ? Ca y ressemble, en tout cas, et cette décision apparaît aussi minable qu'étonnante.
A-t-on le droit de parler de sujets sérieux, ou des affaires du monde - qui ne va pas forcément très bien - dans les murs de cette vénérable chaîne ?
La question est posée, à l'évidence.
Les lecteurs de Dunkerque jugeront, en tout cas.

D'autre part, signalons qu'un long sujet de plusieurs pages consacré au combat de Fiévet doit sortir prochainement, dans les colonnes de l'hebdomadaire Paris-Match.

Un autre hebdo, à très fort tirage, est également sur le coup.
Nous en reparlerons dès que les choses se précisent...

Olivier-Jourdan Roulot

vendredi 1 juin 2007

Avis bloggeurs...

Pour ceux qui auraient essayé sans succès, vous pouvez à partir d'aujourd'hui intervenir et réagir aux infos, articles, billets et vidéos contenus sur ce blog.
Créé dans la précipitation, le blog ne permettait pas cette fonction participative, simplement car nous n'avions pas pensé à activer cette fonction...
Il ne vous reste plus qu'à vous rattraper !

jeudi 31 mai 2007

Service presse

Vous êtes journaliste, chroniqueur, responsable d'une rubrique dans un journal, un magazine, à la télé ou à la radio ?
L'histoire de NS55 vous intéresse ?
Vous souhaitez recevoir un exemplaire de Dans la peau d’un narco , le livre signé Marc Fiévet et Olivier-Jourdan Roulot, pour le chroniquer, écrire un article, préparer un reportage, une interview, enquêter ?
Dans ce cas, contactez Emmanuel Amar, au service presse d’Hugo doc, l'éditeur de ce document choc, à cette adresse :
contact presse

Secret défense, bien sûr !













Me voilà rentré désormais dans le Pas de Calais, après cette échappée sur les routes du sud.
J’ai repris le boulot, dans la foulée, sans même avoir le temps de souffler. Ouf !
Le « jet » est sagement garé sur le tarmac désormais, devant mon domicile, pour un peu de repos bien mérité. Mais il ne dort pas, rassurez-vous !
Une fois trouvé le kérosène, il est prêt à re-décoller pour de nouveaux survols.
Peut-être plus en rase-mottes, cette fois !
















A mon retour, j’ai appelé Christian Gatard, mon ancien agent traitant, le patron de l'échelon DNRED (les services de renseignement...) des douanes de Nantes qui m’a recruté et avec qui j’étais en contact en permanence.
Désormais à la retraite, Gatard suit mes aventures avec attention.
Depuis ce blog, comme vous, chers lecteurs.

En allant déposer un proche à l’aéroport de Charleroi, l’autre soir, j’ai fait une halte sur un parking pour me reposer un peu à bord du camping-car.
Et j’ai pu constater que les choses n’avaient pas vraiment changé...
Nos amis douaniers ont les yeux toujours autant fermé, à en juger par les petits trafics qui se faisaient au grand jour, le plus naturellement du monde, sur ce parking autoroutier, entre des véhicules hollandais et des voitures venues du 92 ou du 93.
J’ai trouvé la scène assez folklo. Mais bon…
















Que peut bien penser ce type - « cet homme en colère », comme annoncé ici - avec sa bien curieuse histoire, ses 11 années de taule, sa conditionnelle jusqu’en 2013 et son étrange combat ?
J’imagine volontiers que c’est ce que la plupart des lecteurs de ce blog doivent se demander... Certains pourraient croire, devant ce qu’ils découvrent, face à ce qu’on leur annonce ou leur explique ici ou là, que je vis dans une autre galaxie, sur une autre planète.
Et bien, non : je vis bien en France, en 2007, dans le même pays et à la même époque que vous tous, même si ça peut certainement en étonner pas mal d’entre vous.

Après cette mise en jambes d’une semaine dont vous avez pu suivre les échos ici même ou dans vos journaux, je peux déjà tirer les premières leçons de ce tour de France dans lequel je me suis lancé, avec la volonté d’interpeller les autorités des douanes françaises.
Cette première semaine m’a déjà permis de faire un premier constat. Accablant, je dois bien l’avouer.
Quel constat ? Celui de la méconnaissance absolue et (absolument) étonnante chez les fonctionnaires des douanes de cette sinistre affaire juridico-administrative dont je suis la victime.
Oui, aussi étrange que cela puisse paraître pour un dossier plutôt très médiatisé, le plus grand nombre de nos gabelous ne connaît pas cette histoire pourtant édifiante !
Mais après tout, la sagesse populaire prétend volontiers que l’homme préfère zapper ce qui peut déranger...
















Au cours de cette éprouvante semaine, à chaque visite, j'ai rencontré de nombreux douaniers qui semblaient découvrir (peut-être faut-il plutôt écrire faisaient semblant...) une réalité qui leur était parfaitement... étrangère. Cette réalité, pourtant, c’est celle de leur hiérarchie directe. Celle d’une hiérarchie douanière incapable d’assumer et de protéger les gens de terrain, ceux qui sont envoyés prendre tous les risques au nom de la cause.
Et, je le confesse ici, je crains fort que le nouveau directeur général tout sourire de cette charmante maison, Jérôme Fournel, ne soit différent de ses prédécesseurs...
A moins que la fougue sarkozienne ne fasse des émules jusque dans les rangs de la fonction publique, en autorisant cette dernière à appliquer à la lettre les voeux de Danton, proclamés il y a quelques jours par le nouveau locataire de l'Elysée dans un meeting de campagne - « de l'audace, encore de l’audace, toujours de l'audace », s’exclamait le grand homme...

Pédagogique ! Voilà ce qu’aura été ce tour de France sur ces premières étapes, plus que je ne l’aurais pensé avant le départ. Il permet aux douaniers de base qui le souhaitent de s'informer sur la réalité d'une affaire douanière qui n'aurait jamais du exister.
















Pour poursuivre cette indispensable action d'information, le tour reprendra après les vacances, pour cette fois-ci une période de trois semaines, qui verra passer notre "caravane" par Toulouse, Bayonne, Bordeaux, La Rochelle, Nantes (une belle étape, très prometteuse...), Lorient, Brest, Rennes, Caen, Le Havre, Rouen, Valenciennes, Bruxelles (pour voir L'Europe, la grande !), Metz, Strasbourg, Mulhouse, Dijon, Orléans et, naturellement, Paris - comme il se doit pour conclure en beauté un tour de France digne de ce nom.
A Paris, pour l’arrivée, plusieurs hypothèses possibles - le Sénat, l'Assemblée nationale, Bercy, la direction générale des douanes, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, et bien d'autres sites sont à l’étude pour une étape d’anthologie.
Tout cela demande naturellement un peu d’organisation, et les quelques semaines à venir ne sauront pas de trop pour préparer les choses comme il se doit.
















Parmi les détails à améliorer, il faut pouvoir disposer de moyens de communication Internet plus performants. Il faut également améliorer l’impact visuel sur les lieux de visite, avec des affiches de formats plus conséquents. Je pense également prévoir une notice d'information, que je distribuerais aux passants, sur place. Sera également mis à disposition des passants, des douaniers et des curieux, une vidéothèque proposant des reportages déjà effectués par les chaînes de télévision sur mon affaire.
Bref, vous le constatez, il y a du pain sur la planche et il va falloir se retrousser les manches.
Je ne manquerais pas de revenir ici même vous parler de l'avancement et des réglages du projet, et des dernières péripéties.
En attendant, dès la semaine prochaine, une opération ponctuelle est prévue… Une sorte d’échappée solitaire, comme une classique, pour conserver la forme avant la reprise du Tour.
















Mais, chut !
Vous l’avez compris, évidemment : cette action est encore...
« secret défense » !

Marc Fievet

mercredi 30 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°8)

Du nouveau sur le front de la presse et des médias, qui reviennent aujourd'hui sur l'action et l'affaire hors-norme de NS55.
Ca continue de se bousculer autour de cet étonnant dossier classé secret défense...

- Dans Marseille l'Hebdo, l'hebdo du groupe La Provence dâté de ce jour, Laurent d'Ancona titre sur ce " Fiévet, infiltré puis lâché ", dans le cadre d'une grande enquête de la rédaction consacrée au nouveau visage de la criminalité - et en particulier à la place de la capitale provençale sur la route du trafic de la coke.
D'Ancona évoque ce sexagénaire assis dans son camping-car, " confronté à la " raison d'Etat" ", qui trouve face à lui " le silence et la gêne ". " Libéré en mai 2005, il se consacre depuis à dénoncer " les ordures " qui l'ont " trahi " ", note encore le journaliste.
En introduction de cette enquête, le criminologue Xavier Raufer prend la parole. " En France, on ne sait pas faire de renseignement criminel ", déplore-t-il.
Un peu plus loin, le journaliste Lionel Dian souligne que "l'arme fatale du renseignement criminel, c'est l'agent infiltré au sein de ces organisations ". Ajoutant, en conclusion de son papier que " l'expérience de Marc Fiévet, ce Français abandonné par les Douanes françaises à une peine de 11 ans de prison pour trafic de drogue, après avoir été utilisé comme informateur, montre que là aussi des progrès restent à faire".

- dans Libération de ce 30 mai, Patricia Tourancheau consacre pour sa part une pleine page, photo à l'appui, à l'action entreprise par Fiévet.
L'article, paru en pages société (p 15), décrypte les motivations de " l'ex-agent des douanes infiltré chez les narcotrafiquants " qui " vient de plaider sa cause aux quatre coins de la France ".
Un long papier particulièrement éloquent, à lire de toute urgence (en cliquant dessus) !

- côté radio, cette fois, NS55 a donné une interview de deux heures à Radio Rencontre, une station de la bande FM à Dunkerque.
Résultat, ce soir, dans le Bazar Culturel de Yann Joos, de 18h à 19h sur le 93.3 FM.
Les aventures de l'aviseur, donc, entrecoupées par une bande-son des plus prometteuses - Shirley Bassey, Arthur H, Johnny Cash, Old'Dirty Bastard, Omara Portuando...
Immanquable, par conséquent (pour nos amis de la région de Dunkerque) !

mardi 29 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°7)

Les médias se passionnent toujours autant pour l'histoire de ce Donnie Brasco français et pour son étonnant tour de France en camping-car.

- voici un reportage diffusé dans le journal du matin de France Bleu Roussillon, la station régionale de Radio France à Perpignan.
La rédaction revient sur " une présence dérangeante devant la direction régionale des douanes hier à perpignan "...
C'est ici, en sélectionnant l'édition du 25/05 :
le journal matinal de France Bleu Roussillon