Marc Fiévet dresse le bilan de sa tenue de siège à Nantes, devant la DNRED. Visiblement, le coup du cheval de Troie n'a pas fonctionné comme il l'espérait...Le fier destrier de NS55 ne fait pas dans la discrétion, il faut bien le dire...
NS55 nous informe de son arrivée à Nantes, pour la reprise de son tour de France.
Du coup, entre camping-caristes, tous les tuyaux sont bons à échanger. En exclusivité pour les passionnés du tour de France, nous ouvrons ce dimanche une nouvelle rubrique, spéciale tuyaux.
Voilà, chers lecteurs, pour ce premier numéro des bons tuyaux de NS55.

Nous avons passé la nuit sur une aire de parking, au bord de la route, sous les entrepôts d’un fabricant de... cognac. Au petit matin, avant de lancer les opérations, NS55 s’est offert un bon café, bien serré, au comptoir du bien-nommé Le Belvédère, un restaurant bénéficiant d’une vue absolument imprenable sur le pont de l’île de Ré.
Après cette petite visite de courtoisie, l’homme du tour a stoppé le Laika de l’autre côté de la route passant devant l’école. Sur une petite pelouse. L’heure du grand déballage avait alors sonné, campé sur cet emplacement impayable, juste face à l’entrée des futurs douaniers.
Vers 11h15, le campement a reçu sa première visite : deux douaniers en tenue venus au contact, pendant que 55 était en pleine installation de son dispositif publicitaire.
A midi, la grande table du tour était installée, un peu en retrait sur la pelouse, avec ses deux bancs en bois. Nous avons pu déjeuner d’une pizza livrée sur place, l’aviseur ayant récupéré un prospectus d’un livreur à l’accueil de l’école : une quatre saisons, une végétarienne et une calzone, accompagné d’une (bonne) bouteille de Chianti. La commande nous a valu trois points bonus qui viennent s’ajouter aux merveilleux souvenirs gastronomiques que nous ramenèront de notre tour de France. L’ambiance était très champêtre, sous un beau soleil.
Retour sur l’étape de Toulouse : vendredi 5 octobre, le roi de l’infiltration est invité à déjeuner par un de ses clients du jour, à qui il vient de vendre son livre, au prix exclusif de 19 euros.
Le Laika, mardi matin, au sortir d’une douce nuit. Sur ce parking, pas un chat. Il faut dire que l’endroit compte certainement au rang des petites adresses méconnues de la Rochelle. Encore une étape de charme sur le tour de France, qui n’en manque pas une !
Sur la route de l’école des douanes de La Rochelle. Nous avons embarqué un nouveau passager avec nous : un brave papillon qui fait la douloureuse expérience d’une rencontre de plein fouet avec le pare-brise du camping-car et qui nous accompagnera sur plusieurs kilomètres. Une victime d’un tour impitoyable...






Comme un magicien réalisant un tour de passe-passe, NS55 donne forme à son petit tas de bois. Et hop, en un diabolique tour de main, il créé de petits porte-cadres prêts à l’emploi. Pas de doute, l’homme sait recevoir son public.
L’aviseur face à lui-même. A chaque cadre, une place bien définie. Pas question d’improviser quoi que ce soit. Quand on a longtemps vécu dans un bateau, un camion, une cellule ou maintenant un camping-car, on sait ce que le rangement veut dire.
Si ça s’active sévèrement à l’extérieur, à l’intérieur du Laika, ça ne dort pas pour autant. Tout en restant attentif, prêt à déclencher la caméra en stand-bye, Emmanuel travaille à l’encodage d’images qui pourront être mises en ligne le soir même sur le blog. L’esprit croisière, la glandouille en moins.
Le campement établi, l’échappé du tour retourne sous la bâche de la remorque-arrière. Un coup de poignet dynamique plus tard, le moteur du générateur ronronne. De quoi alimenter les ordinateurs au travail dans la cabine, recharger les batteries de la caméra et des téléphones.
En trois parties, un courrier signé d’un ancien haut fonctionnaire des douanes sur les états de service de NS55. Particulièrement édifiant sur les résultats du champion olympique des infiltrés – surtout quand on sait qu’il ne s’agit ici que de la partie immergée de l’iceberg, celle officiellement homologuée. Cette lettre aux armoiries des douanes a été signée alors que NS55 croupit depuis plusieurs années en prison !
Un cycliste sur le tour de France. Ici, on ne parle pas d’Epo, mais de cocaïne, de cannabis ou d’héroïne. Pas de la gnognotte pour vélocipèdes survitaminés rêvant d’échappées en danseuse sur leur engin.

Fin de journée à la Rochelle, devant l’école des douanes. Au premier plan, la caravane surveillant de l’œil la sortie des classes. Chacun rentre chez soi. L’aviseur, lui, est déjà dans son home-sweet home, prêt à enfiler ses pantoufles. L’avantage d’avoir une maison roulante...
A 11h05, le convoi traversait la Gironde dans une lumière blafarde dans laquelle le soleil cherchait à faire son trou. Une heure plus tard, NS 55 était toujours à bord du Laika sans pouvoir opérer. En effet, la configuration du terrain a compliqué sérieusement les choses. Devant la difficulté d’accès au bâtiment et la portion très congrue laissée aux véhicules du fait des aises accordées au tramway, l’ex-agent infiltré ne pouvait démarrer son action qu’en présence des médias – face au risque d’être rapidement délogé par les forces de l'ordre.
Aujourd'hui, c'est dimanche. Et relâche sur le tour de France.
Yannick aura été d’une disponibilité totale et d’un soutien de tous les instants, nous accueillant chez lui à bras ouverts, à des heures pas possibles, pour nous permettre de faire vivre l’aventure à travers le blog en nous offrant un accès à Internet et en nous permettant de profiter d’une douche réconfortante et bienvenue après un début de parcours très exigeant.
L’aviseur a vendu une dizaine de livres. Par ailleurs, le convoi aura reçu une visite discrète de deux agents des RG, venus aux renseignements.
Vers 10 heures, alors que l’équipe de M6 termine de tourner les dernières images pour son sujet du soir avant de repartir sur d’autres terrains d’actualité, Sabine Bernède arrive à son tour sur place. La journaliste de la Dépêche du Midi connaît l’affaire Fiévet, pour lui avoir consacré il y a plusieurs mois un article d’une pleine page.
De la route, du bitume, des étapes et de belles aires de parking comme points de chute, des plots, des rencontres, de la fatigue et de la colère... Le tour de France impose son rythme et ses règles. Pas une raison suffisante pour en perdre son élégance naturelle. Une fois le terrain de campement délimité, l’aviseur sape : veste marron pour homme mur, polo Lacoste bleu, jean coupe moderne, mocassins cirés à la papa, et le tour est joué ! Ne manque plus à l’ensemble qu’un petit coup de chifounette pour lustrer ses lunettes et notre routier retrouve toute sa superbe. Paré pour de nouvelles aventures !
A peine le pied posé à terre (sur le pavé), la caravane du tour prend ses aises. Première étape, la pose de l’indispensable paillasson, garantie de la propreté à bord d’Air force one, le surnom du navire amiral de NS55. Pas une minute à perdre : le protocole n’attend pas !
Quelque soit la tenue, le lieu et l’heure, la lourde logistique de la caravane se déploie : le geste sûr, l’homme en colère manie la rallonge électrique avec dextérité. Un geste très pur, qui n’a rien à envier au lancer du lasso des festivals de cow-boys de l’Arizona !







Arrivée devant la direction des douanes de Marseille, où NS55 avait fait une halte lors du prologue de mai. Exceptionnellement, il se déplace sans le Laika. A peine le tournant donnant sur l’avenue Robert Schuman passé, il reconnaît le lieu : « ah, voilà la maison ! »





« Bon, messieurs, on ne va pas s’éterniser en pleurnicheries inutiles : l’heure des adieux a sonné. Le tour n’attend pas ». Face à ses amis à l’âme lourde et déjà nostalgique, l’aviseur s’apprête à quitter Marseille.













