jeudi 31 mai 2007

Service presse

Vous êtes journaliste, chroniqueur, responsable d'une rubrique dans un journal, un magazine, à la télé ou à la radio ?
L'histoire de NS55 vous intéresse ?
Vous souhaitez recevoir un exemplaire de Dans la peau d’un narco , le livre signé Marc Fiévet et Olivier-Jourdan Roulot, pour le chroniquer, écrire un article, préparer un reportage, une interview, enquêter ?
Dans ce cas, contactez Emmanuel Amar, au service presse d’Hugo doc, l'éditeur de ce document choc, à cette adresse :
contact presse

Secret défense, bien sûr !













Me voilà rentré désormais dans le Pas de Calais, après cette échappée sur les routes du sud.
J’ai repris le boulot, dans la foulée, sans même avoir le temps de souffler. Ouf !
Le « jet » est sagement garé sur le tarmac désormais, devant mon domicile, pour un peu de repos bien mérité. Mais il ne dort pas, rassurez-vous !
Une fois trouvé le kérosène, il est prêt à re-décoller pour de nouveaux survols.
Peut-être plus en rase-mottes, cette fois !
















A mon retour, j’ai appelé Christian Gatard, mon ancien agent traitant, le patron de l'échelon DNRED (les services de renseignement...) des douanes de Nantes qui m’a recruté et avec qui j’étais en contact en permanence.
Désormais à la retraite, Gatard suit mes aventures avec attention.
Depuis ce blog, comme vous, chers lecteurs.

En allant déposer un proche à l’aéroport de Charleroi, l’autre soir, j’ai fait une halte sur un parking pour me reposer un peu à bord du camping-car.
Et j’ai pu constater que les choses n’avaient pas vraiment changé...
Nos amis douaniers ont les yeux toujours autant fermé, à en juger par les petits trafics qui se faisaient au grand jour, le plus naturellement du monde, sur ce parking autoroutier, entre des véhicules hollandais et des voitures venues du 92 ou du 93.
J’ai trouvé la scène assez folklo. Mais bon…
















Que peut bien penser ce type - « cet homme en colère », comme annoncé ici - avec sa bien curieuse histoire, ses 11 années de taule, sa conditionnelle jusqu’en 2013 et son étrange combat ?
J’imagine volontiers que c’est ce que la plupart des lecteurs de ce blog doivent se demander... Certains pourraient croire, devant ce qu’ils découvrent, face à ce qu’on leur annonce ou leur explique ici ou là, que je vis dans une autre galaxie, sur une autre planète.
Et bien, non : je vis bien en France, en 2007, dans le même pays et à la même époque que vous tous, même si ça peut certainement en étonner pas mal d’entre vous.

Après cette mise en jambes d’une semaine dont vous avez pu suivre les échos ici même ou dans vos journaux, je peux déjà tirer les premières leçons de ce tour de France dans lequel je me suis lancé, avec la volonté d’interpeller les autorités des douanes françaises.
Cette première semaine m’a déjà permis de faire un premier constat. Accablant, je dois bien l’avouer.
Quel constat ? Celui de la méconnaissance absolue et (absolument) étonnante chez les fonctionnaires des douanes de cette sinistre affaire juridico-administrative dont je suis la victime.
Oui, aussi étrange que cela puisse paraître pour un dossier plutôt très médiatisé, le plus grand nombre de nos gabelous ne connaît pas cette histoire pourtant édifiante !
Mais après tout, la sagesse populaire prétend volontiers que l’homme préfère zapper ce qui peut déranger...
















Au cours de cette éprouvante semaine, à chaque visite, j'ai rencontré de nombreux douaniers qui semblaient découvrir (peut-être faut-il plutôt écrire faisaient semblant...) une réalité qui leur était parfaitement... étrangère. Cette réalité, pourtant, c’est celle de leur hiérarchie directe. Celle d’une hiérarchie douanière incapable d’assumer et de protéger les gens de terrain, ceux qui sont envoyés prendre tous les risques au nom de la cause.
Et, je le confesse ici, je crains fort que le nouveau directeur général tout sourire de cette charmante maison, Jérôme Fournel, ne soit différent de ses prédécesseurs...
A moins que la fougue sarkozienne ne fasse des émules jusque dans les rangs de la fonction publique, en autorisant cette dernière à appliquer à la lettre les voeux de Danton, proclamés il y a quelques jours par le nouveau locataire de l'Elysée dans un meeting de campagne - « de l'audace, encore de l’audace, toujours de l'audace », s’exclamait le grand homme...

Pédagogique ! Voilà ce qu’aura été ce tour de France sur ces premières étapes, plus que je ne l’aurais pensé avant le départ. Il permet aux douaniers de base qui le souhaitent de s'informer sur la réalité d'une affaire douanière qui n'aurait jamais du exister.
















Pour poursuivre cette indispensable action d'information, le tour reprendra après les vacances, pour cette fois-ci une période de trois semaines, qui verra passer notre "caravane" par Toulouse, Bayonne, Bordeaux, La Rochelle, Nantes (une belle étape, très prometteuse...), Lorient, Brest, Rennes, Caen, Le Havre, Rouen, Valenciennes, Bruxelles (pour voir L'Europe, la grande !), Metz, Strasbourg, Mulhouse, Dijon, Orléans et, naturellement, Paris - comme il se doit pour conclure en beauté un tour de France digne de ce nom.
A Paris, pour l’arrivée, plusieurs hypothèses possibles - le Sénat, l'Assemblée nationale, Bercy, la direction générale des douanes, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, et bien d'autres sites sont à l’étude pour une étape d’anthologie.
Tout cela demande naturellement un peu d’organisation, et les quelques semaines à venir ne sauront pas de trop pour préparer les choses comme il se doit.
















Parmi les détails à améliorer, il faut pouvoir disposer de moyens de communication Internet plus performants. Il faut également améliorer l’impact visuel sur les lieux de visite, avec des affiches de formats plus conséquents. Je pense également prévoir une notice d'information, que je distribuerais aux passants, sur place. Sera également mis à disposition des passants, des douaniers et des curieux, une vidéothèque proposant des reportages déjà effectués par les chaînes de télévision sur mon affaire.
Bref, vous le constatez, il y a du pain sur la planche et il va falloir se retrousser les manches.
Je ne manquerais pas de revenir ici même vous parler de l'avancement et des réglages du projet, et des dernières péripéties.
En attendant, dès la semaine prochaine, une opération ponctuelle est prévue… Une sorte d’échappée solitaire, comme une classique, pour conserver la forme avant la reprise du Tour.
















Mais, chut !
Vous l’avez compris, évidemment : cette action est encore...
« secret défense » !

Marc Fievet

mercredi 30 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°8)

Du nouveau sur le front de la presse et des médias, qui reviennent aujourd'hui sur l'action et l'affaire hors-norme de NS55.
Ca continue de se bousculer autour de cet étonnant dossier classé secret défense...

- Dans Marseille l'Hebdo, l'hebdo du groupe La Provence dâté de ce jour, Laurent d'Ancona titre sur ce " Fiévet, infiltré puis lâché ", dans le cadre d'une grande enquête de la rédaction consacrée au nouveau visage de la criminalité - et en particulier à la place de la capitale provençale sur la route du trafic de la coke.
D'Ancona évoque ce sexagénaire assis dans son camping-car, " confronté à la " raison d'Etat" ", qui trouve face à lui " le silence et la gêne ". " Libéré en mai 2005, il se consacre depuis à dénoncer " les ordures " qui l'ont " trahi " ", note encore le journaliste.
En introduction de cette enquête, le criminologue Xavier Raufer prend la parole. " En France, on ne sait pas faire de renseignement criminel ", déplore-t-il.
Un peu plus loin, le journaliste Lionel Dian souligne que "l'arme fatale du renseignement criminel, c'est l'agent infiltré au sein de ces organisations ". Ajoutant, en conclusion de son papier que " l'expérience de Marc Fiévet, ce Français abandonné par les Douanes françaises à une peine de 11 ans de prison pour trafic de drogue, après avoir été utilisé comme informateur, montre que là aussi des progrès restent à faire".

- dans Libération de ce 30 mai, Patricia Tourancheau consacre pour sa part une pleine page, photo à l'appui, à l'action entreprise par Fiévet.
L'article, paru en pages société (p 15), décrypte les motivations de " l'ex-agent des douanes infiltré chez les narcotrafiquants " qui " vient de plaider sa cause aux quatre coins de la France ".
Un long papier particulièrement éloquent, à lire de toute urgence (en cliquant dessus) !

- côté radio, cette fois, NS55 a donné une interview de deux heures à Radio Rencontre, une station de la bande FM à Dunkerque.
Résultat, ce soir, dans le Bazar Culturel de Yann Joos, de 18h à 19h sur le 93.3 FM.
Les aventures de l'aviseur, donc, entrecoupées par une bande-son des plus prometteuses - Shirley Bassey, Arthur H, Johnny Cash, Old'Dirty Bastard, Omara Portuando...
Immanquable, par conséquent (pour nos amis de la région de Dunkerque) !

mardi 29 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°7)

Les médias se passionnent toujours autant pour l'histoire de ce Donnie Brasco français et pour son étonnant tour de France en camping-car.

- voici un reportage diffusé dans le journal du matin de France Bleu Roussillon, la station régionale de Radio France à Perpignan.
La rédaction revient sur " une présence dérangeante devant la direction régionale des douanes hier à perpignan "...
C'est ici, en sélectionnant l'édition du 25/05 :
le journal matinal de France Bleu Roussillon


Retour sur l'étape de Perpignan en images

Le feuilleton-photos de l'étape de Perpignan de jeudi, minute par minute...



- 9h15 : l'heure, c'est l'heure !


Bon pied bon oeil, NS55 décide de passer à l'action.
Selon le mode opératoire désormais habituel sur ce tour de France, le camping-car a été positionné face à la cible, à la première heure du (petit) matin.
Pour que le Laika soit aux premières loges, juste devant les quelques marches de l'entrée de la direction, l'aviseur a du sortir de sa poche une rallonge imprévue : 55 euros, soit le tarif d'une nuit dans le petit hôtel faisant face au bâtiment des douanes, de façon à pouvoir revendiquer une place pour le camping-car sur le petit parking de l'établissement.
Au passage, Yann, le caméraman, et moi-même avons pu profiter d'une nuit dans un vrai lit, ce qui n'a rien d'un luxe - et l'équipe d'une bonne douche pas inutile.
Maintenant, place à l'action, donc : face à la caméra de France 3, NS55 gravit les marches.
Une habitude, désormais. Mieux qu'à Cannes !


- 9h17 : " Marc Fiévet ! J'ai un livre à déposer ! "



Après avoir sonné à l'interphone, une femme vient ouvrir la porte.
" Bonjour Madame, Marc Fiévet !
Je viens rencontrer le directeur ", explique l'ex agent infiltré, en pénétrant dans le bâtiment d'un pas décidé.
La femme, un peu effrayée par cette visite, précède le convoi d'un pas hésitant.
Derrière, l'équipe de télévision suit l'affaire au plus près !






- 9h24 : La vie de couloirs...



Après avoir patienté quelques minutes à l'accueil, au rez-de-chaussée du bâtiment, Fiévet et la petite troupe suiveuse sont invités à monter à l'étage. Celui du secrétaire général de la direction de Perpignan.
L'attente se prolonge, dans le couloir.
Petit polo de saison, espadrilles aux pieds, sacoche à la main, NS55 tient un exemplaire de son ouvrage, dans sa main droite. Face à la coupe.
Prêt à dégainer son stylo, le moment venu, pour dédicacer l'objet... Faire le job, quoi !




- 9h28 : une mission, c'est une mission...


La chance n'est pas avec nous sur cette nouvelle étape. Après Lyon, après Nice, après Marseille, le directeur régional de Perpignan n'est pas là, lui non plus !
La chose est confirmée par le secrétaire général.
Dommage. En effet, Philippe Galy est une vieille connaissance de NS55. Il est d'ailleurs un des héros du livre cosigné avec le journaliste Olivier-Jourdan Roulot. Il possède ainsi sa fiche, dans le casting qui présente les principals protagonistes de l'affaire Fiévet. On y apprend qu'il était attaché des douanes françaises à l'ambassade de France à Londres.
C'est lui qui visite à plusieurs reprises NS55 en prison, pour le convaincre de cacher aux autorités judiciaires sa véritable identité.
Le précipitant ainsi dans un terrifiant tunnel noir...
Le directeur régional étant absent, l'ex-agent infiltré décide d'appliquer la procédure. N'ayant pas pour habitude d'abandonner une mission en route, il sort son stylo et dédicace son ouvrage à l'intention de son camarade Galy.
Alors qu'il était toujours en prison, depuis plus de neuf ans, lors d'une des dernières conversations entre les deux hommes, Galy avait soufflé ceci à celui que les douanes ont envoyé au front : " Allez, Marc, tout ne va pas si mal ! "
Probablement ce qu'on appele le sens de la mesure...



- 9h34 : une histoire stupéfiante...


Sa mission remplie, NS55 redescend les escaliers vers le hall d'accueil. Il va saluer la fonctionnaire qui l'a accueilli.
Celle-ci reste cachée dans une autre pièce.
" Galy n'est pas là ", lui explique le visiteur.
" Non, je n'avais pas rendez-vous ", répond-il à la question de la femme, toujours pas rassurée.
" Je fais une tournée pour remettre mon livre et informer les fonctionnaires.
J'ai appelé la direction générale à Paris, ce matin, pour les prévenir ".
Toujours cachée derrière la porte, la fonctionnaire écoute cette drôle d'histoire.
Fiévet, lui, poursuit son récit, décidé à parfaire l'information des agents des douanes.
" Philippe Galy est un des héros de mon livre. Il a joué un rôle important dans cette histoire. Vous pourrez le retrouver en le lisant ! "

Les vidéos de l'étape de Perpignan

- vidéo 1 : après avoir déposé son livre (dédicacé) à l'intérieur du bâtiment de la direction régionale des douanes de Perpignan, Fiévet s'entretient à l'intérieur du camping-car avec un journaliste de France Bleu Roussillon...






- vidéo 2 : avant d'entrer à l'intérieur de la direction de Perpignan, Marc Fiévet compose le numéro de téléphone de Jean-Paul Garcia, à la direction générale des douanes, à Paris.
En poste à Madrid, à l'époque où NS55 était en active au coeur des réseaux de narcotrafic, Garcia connaît bien l'ex-agent infiltré.
Il gère aujourd'hui la carrière des quelque 22 000 fonctionnaires des douanes...



Médias sur le tour de France (n°6)

Petit à petit, nous récupérons un par un les articles parus dans la presse écrite à l'occasion des premières étapes de ce tour de France d'un genre nouveau.

- dans la récolte du jour, un article paru dans l'édition du dimanche 20 de La Montagne, le quotidien du Puy de Dôme. Un papier également publié dans le Journal du Centre, quotidien de Nevers.























- également dans le panier du jour, un très bon article signé Maxence Schoene dans la Gazette, l'hebdo de la ville de Thiers (édition du 24 mai).
Si notre confrère se mélange un peu les pinceaux en collant de façon impropre le qualificatif d'indic à NS55 - un indic étant un informateur retourné, donnant des infos en échange d'indulgence sur ses propres turpitides après avoir été pris la main dans le sac, ce qui n'est pas le cas de Fiévet qui n'avait aucun lien avec le trafic de drogue -, il retrace bien l'incroyable épopée de l'agent infiltré au sein des mafias de la drogue, puis la succession de " défaillances " qui vont le plonger dans un trou noir.
Le journaliste termine son article en donnant le mot de la fin à l'ancien agent double : " je ne lâcherai jamais ceux qui m'ont lâché ", conclut Fiévet, plus déterminé que jamais dans son combat.




dimanche 27 mai 2007

Les vidéos de l'étape de Marseille

- vidéo 1 : Marc Fiévet est interviewé pour France Info dans le hall d'accueil de la direction des douanes de Marseille.



- vidéo 2 : quand on est en opération, mieux faut savoir preuve de réactivité face aux évènements imprévus.
Pour éviter les prunes, NS55 a une technique bien à lui, qui a fait ses preuves.
Il utilise la méthode dite de la... spéciale dédicace.
La preuve, en images...


Quand des camarades doivent se quitter...


Le soir du 24 mai, le capitaine Marc Fiévet met le cap sur Boulogne-sur-Mer pour ramener « le Laika » à son port d’attache.



De son côté, l’équipe accompagnatrice rentre sur Marseille, le cœur gros et l’âme lourde.
Les adieux furent déchirants…
Yann, le jeune caméraman encore vert, conserve les yeux illuminés des souvenirs de cette aventure. Quelque chose a changé en lui, au cours de ce tour de France.
Il sait maintenant ce qu’il racontera à ses petits enfants.


Médias sur le tour de France (n°5)

La presse s'intéresse au tour de France...


Dans son édition de ce dimanche 27 mai, le journal
La Provence
consacre un article en pages France à ce singulier " narcotraficant " qui s'attaque à la douane.
Sur quatre colonnes, Thierry Noir retrace les grandes lignes de l'incroyable histoire de l'agent NS55.
L'article est illustré d'une photo sur laquelle Fiévet pose devant la porte d'entrée monumentale de la direction des douanes de Marseille, tenant dans ses mains une affiche barrée du slogan " Secret défense " - celui posé sur son dossier...

samedi 26 mai 2007

Retour sur l'étape de Marseille

Le feuilleton-photos de l'étape de Marseille de mercredi, minute par minute...

- 8h45 :
le Laika, au rdv de Marseille

Le camping-car est installé en double file devant l'entrée de la direction interrégionale des douanes de Marseille, à quelques pas de la place de la Joliette.
Bien qu'arrivé le soir précédent sur le site, et avoir veillé toute la nuit, l'ancien agent infiltré n'est pas parvenu à trouver une place pour parfaitement garer son encombrant véhicule.
Fiévet a passé une nuit exécrable, sur une avenue bien peu hospitalière. Entre le bruit de la circulation et la nécessité de veiller pour profiter de l'éventuelle libération d'une place de stationnement, la nuit a été particulièrement agitée.
Le repos, ce sera pour une autre fois !


- 9h10 :
(In)formation pour les fonctionnaires


Devant la porte monumentale de la direction des douanes, Fiévet discute avec quelques employées, venues fumer à l'extérieur du bâtiment une première clope matinale.
" Je suis là pour vous informer ! ", martèle NS55...




- 9h13 : Parties nobles

Devant le vieux diesel recouvert d'affiches " Secret défense ", Fiévet enfonce le clou.
" J'ai été lâché ! Ce sont des émasculés ! Oui, mesdames ! "


- 9h15 :
L'attaque c'est la défense !


Le Laika est mal garé. Il mord légèrement sur la route, le chauffeur n'ayant toujours pu trouver de véritable place.
Depuis quelques minutes, une patrouille de policiers est arrivée mettre un peu d'ordre dans le foutoir ambiant, à cette heure de grande circulation. L'ex agent, bon pied bon oeil, les a vus. Il sait que l'attaque reste encore la meilleure des défenses. Et décide de foncer vers l'ennemi potentiel !
Il faut à tout prix préserver la position du Laika. Une solution : Fiévet grimpe dans le cockpit, saisit un livre et se dirige vers le policier, décidé.
" Je fais un tour de France, je viens devant chaque douanes pour dédicacer mon livre et expliquer mon histoire ! "

- 9h17 : A l'ensemble de la police


" Je vous offre mon livre ! A vous et à vos collègues.
Il faut à tout prix que vous le lisiez.
Allez, je vous le dédicace ! A l'ensemble de la police ! "


















- 9h31 :
Cherchez le (bon) bureau...


Après avoir fait les 400 pas sur le trottoir, décoré son véhicule d'affiches et tenté de joindre (en vain) la direction des douanes à Paris, le roi de l'infiltration estime venu le temps de l'action.

Reste à trouver le bureau du directeur de l'antenne marseillaise. Un millier de fonctionnaires sont sous sa direction...

- 9h35 :
Les marches de Marseille

Sur le trottoir, Fiévet trépigne. Il décide que c'est l'heure, désormais. Suivi de notre caméra et d'une journaliste de radio, il pénètre dans le bâtiment.
" Je viens rencontrer le directeur ", annonce-t-il à l'employée à l'accueil.
" J'ai prévenu la direction générale à Paris ! "
Sans poser plus de questions, l'employée lui désigne l'escalier.
" C'est au second étage ".
A défaut de celles de Cannes (où il a un temps envisagé de se rendre pour profiter de la médiatisation du festival), Fiévet se lance dans l'ascension de l'escalier de l'immeuble des douanes.
Direction la... direction !



- 9h37 :
Au sommet de la hiérarchie

L'ascension s'est bien passée. Désormais, NS55 a atteint le second étage. Il s'est présenté à une fonctionnaire, qui est venue vers lui.
Il patiente, désormais. Le temps que les principaux intéressés soient prévenus.





- 9h42 :
Madame, un livre !

Après quelques minutes d'attente, une femme se présente.
" Marc Fiévet, madame ! ", se présente l'ex-infiltré.
Cette collaboratrice du directeur explique qu'il est absent ce matin, pour une réunion à la préfecture.
Décidemment, nous jouons de malchance. Les directeurs sont toujours en déplacement, ou indisponibles. A croire que cela fait même partie de la fonction !
Fiévet, lui, n'en a cure. N'écoutant que son tempérament, il sort un stylo bille de sa poche, pose son livre sur une banque d'accueil et s'adresse à la femme.
" Madame, je vais vous dédicacer l'ouvrage pour que vous puissiez le remettre au directeur. C'est pour l'ensemble de la direction ! "
La fonctionnaire se saisit de la chose, puis nous invite à quitter les lieux.
" Je suis désolée, je suis en réunion en ce moment. Pour un recrutement Cotorep..."

- 9h55 : Régional, interrégional... le bon échelon...
Après être ressorti du bâtiment, avoir reçu de nouveaux journalistes et patienté un peu, Fiévet décide de repartir à la charge, un livre à la main.
Le directeur interrégional n'est pas là ? Le directeur régional fera l'affaire, lui.
Après tout, nous ne sommes pas à une porte fermée près dans ce tour de France !


- 9h58 : Oui ? non ?


" Madame, c'est encore moi ! Je souhaite voir le directeur régional. Je veux lui laisser mon livre !
"Si le directeur interrégional était absent, le régional, lui, est bien là.
Allons-nous le rencontrer ?
Non. Le patron de l'échelon régional ne souhaite pas rencontrer NS55.
Nouvelle tentative infructueuse...







- 9h59 : Echec, pas mat !

L'aviseur ressort par le sas d'accès du hall d'accueil de la direction des douanes.
Dans sa main gauche, il tient toujours un livre, comme on le voit : il n'a pas pu placer la chose, cette fois...
C'est sans doute partie remise. Déjà, il prépare la suite !









- 10h02 : Livraison à domicile

Le caravane du tour s'est installée pile poil devant la direction des douanes de Marseille.
Depuis les marches de l'escalier qui descend vers l'entrée principale, on aperçoit parfaitement la remorque dont la bâche verte est recouverte d'affiches.
Immanquable !





- 10h20 :La fuite du narco...

Non, ce n'est pas la moto du directeur régional s'enfuyant à toute vitesse avec un exemplaire du livre choc écrit par Fiévet et Roulot, pour pouvoir lire ce document brûlant sans être dérangé.
C'est un journaliste, plus simplement, qui embarque avec lui l'ouvrage pour préparer un papier sur ce drôle de tour de France.


- 10h25 : Tu vas parler !

Conférence de presse à bord du Laika.
Toujours garé sur le bord de la route, devant le 48 de la rue Robert-schuman, le camping-car se transforme en salle de presse improviséee.
Après le journaliste de La Provence, celui de la Marseillaise, après la correspondante de radio France, c'est au tour du journaliste de 20 Minutes de s'installer à la table du camping car.
NS55 passe à la question !


- 10h35 : Je dirais tout !


Dans le cockpit du camping-car, le défilé se poursuit. C'est maintenant au tour de Laurent d'Ancona, plûme aiguisée de Marseille l'Hebdo, l'hebdomadaire du groupe La Provence, de s'asseoir à la table de NS55.
" Alors, c'est quoi, votre histoire ? "
Fiévet est chaud. Il passe à table...

- 10h40 : La lutte se poursuit...


NS55 répond avec fièvre aux questions du journaliste.
Le poing levé, il est décidé à poursuivre le combat.
" Ils ne veulent pas entendre parler de moi ? Ils ne vont pas être déçu ! Je vais faire en sorte qu'ils ne m'oublient pas. J'entends qu'ils aient honte de leurs actes ! "
Fiévet est plus combatif que jamais.
Le tour de France se poursuit, les étapes deviennent de plus en plus dures, nerveuses, mais l'aviseur a décidé de durcir le combat.
L'explication finale est pour bientôt !


- 11h15 : Allo, c'est l'aviseur !

Toujours à l'intérieur du compartiment du Laika, Marc Fievet prépare la suite des opérations. Dans ce véritable sous-marin itinérant, les journées sont longues et actives.
Presse, logistique, tuyaux, soutiens... Chaque étape se prépare comme une véritable opération commando.



- 11h40 : Fin d'étape

L'opération de Marseille touche à sa fin, désormais.
L'étape a été menée tambour battant.
En connaisseur, NS55 sait qu'elle a été une des plus belles de ce début de tour. Il sait aussi que le combat continu.
Il promet d'être de longue haleine.


- 12h15 : On plie tout

Après avoir tombé la chemise, l'ex infiltré décide de sonner la fin de l'opération marseillaise.
Il est temps de ranger le matériel et de lever l'ancre, désormais...



- 12h35 : Le bureau est fermé

Quand les heures de bureau sont terminées, le camping-cariste retrouve une tenue qui fleure bon les vacances et les petites routes de province.
On admirera l'élégance de l'ensemble - polo à rayures, short aux tons clairs et espadrilles décontractées.
Il est temps de passer à table !


- 12h35 : Un hamburger géant !

Après l'effort, le réconfort : on dira ce qu'on voudra, mais z'ont parfois du bon, ces proverbes à la noix !
Quoiqu'il en soit, l'aviseur, toujours très pro, décide d'attaquer illico, à peine les fesses posées sur une chaise de bistrot, un debrief de l'opération du jour. L'équipe, elle, a bien du mal à répondre présent, omnibulée par une faim tenace.
Face à elle, c'est surtout ce hamburger géant qu'elle a dans le viseur, et dans lequel elle croquerait volontiers...



- 15h55 : Quel(le) bel(le) air(e) !


Nous avons repris la route, laissant Marseille et son brouhaha derrière nous.
Nous revoilà à nouveau sur l'autoroute, ses stations et ses aires stéréotypées, où nous avons l'impression d'être enfermés depuis des jours.
Pendant que NS55 se traîne à l'arrière avec le camping-car, par une chaleur accablante, la voiture de tête fait une pause bien méritée, pour un petit ravitaillement.
L'occasion de faire des rencontres...


- 21h35 : Pause nocturne


Après 330 km d'autoroute parcourus sous une chaleur suffocante (et sans clim...), la caravane du tour est arrivée à Perpignan.
La température, toujours aussi lourde, n'est pas retombée, même si la nuit est tombée, elle.
Pas un brin d'air, ce soir, dans la capitale catalane française.
A l'intérieur du Laika, difficile de respirer. Alors, mieux vaut se mettre dehors, au bord de cette rue sans charme, à la recherche du moindre petit filet d'air.
Demain sera un autre jour !

vendredi 25 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°4)


Du nouveau sur le front médiatique...

La rédaction de France 3 Pays de Loire reste très attentive à l'évolution de l'affaire Fiévet et à l'action entreprise par l'ancien agent infiltré, dans son combat pour sa réhabilitation.
La direction des douanes de Nantes était en effet l'antenne opérationnelle de référence de NS55 - dont la première lettre du nom de code doit, comme le rappelle pour la petite histoire le reportage de la rédaction nantaise de France 3, à la ville de Nantes.
Par ailleurs, Fiévet est également passé par Nantes, au cours de son terrible parcours pénitencier.
Un long sujet de plus de 2 mn a été diffusé dans le 19/20, dans l'édition du jeudi 24 mai.
La chose est accessible pour quelques jours encore sur les archives de la chaîne, à cette adresse (cliquer ensuite sur Pays de Loire, pour le 19/20, puis sur l'édition du 24 mai):



jeudi 24 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°3)

Les échos du Tour de France et de ses aventures, suivies par vos journaux...
Demandez le programme du jour !

- Voilà la télévision qui pointe le bout de son nez.
Nous avions loupé notre rendez-vous niçois avec la journaliste de France 3, à cause d'un rythme de croisière un peu trop tendu, nous avons réussi celui avec les journalistes de Perpignan, cette fois !
Un sujet consacré à l'étape du jour, à Perpignan, dans l'édition Pays catalan du 19/20 de France 3.
" Pas vraiment dédouané ", titre le JT, au sujet de cette " accablante histoire " :
http://sud.france3.fr/videojt/
(cliquer sur Edition Pays Catalan)


- Une pleine page sur NS55, en photo sortant du bâtiment des douanes à Marseille, dans le quotidien La Marseillaise. L'article, signé Philippe Pujol, est annoncé à la Une du quotidien. Le journaliste se penche longuement sur cette " Histoire d'une trahison d'Etat ", comme annoncé dans l'actualité du jour.
Le journaliste a choisi un titre long, qui barre toute la largeur de la page : " L'infiltré des cartels lâché pr les douanes ".
C'est ici :
http://www.journal-lamarseillaise.com/index.php?option=com_content&task=view&id=3293&Itemid=49
- Par ailleurs, France Info a diffusé mercredi après-midi un sujet réalisé par Isabelle Dor lors de l'étape de Marseille.

A suivre...

Dans la peau d'un narco, achetez le livre !


Pour en savoir plus sur l'incroyable histoire de NS55, vous pouvez vous procurer Dans la peau d'un narco, le document choc signé par Fiévet et le journaliste Olivier-Jourdan Roulot.
Dans ce livre haletant, écrit comme un polar, vous plongerez dans les arcanes de l'infiltration, au coeur des mafias et des réseaux qui font aujourd'hui du trafic de drogue la troisième industrie au monde, après l'alimentaire et le pétrôle.
Les deux auteurs retracent dans ces pages le récit de l'histoire de ce Donnie Brasco à la française.
On découvre avec stupéfaction les méthodes et les pratiques des services chargés par les Etats de faire le sale boulot. On suit les aventures de l'agent double, embarqué pour une plongée à très hauts risques au coeur des cartels colombiens, de la mafia sicilienne, du milieu corse, des familles italiennes ou canadiennes, et des intérêts de mouvements redoutables comme l'Ira ou le Gal.
Un document stupéfiant, dans tous les sens du terme !
Un monde où les erreurs se paient au prix fort - celui de sa vie...

Pour se procurer Dans la peau d'un narco, vous pouvez évidemment vous rendre chez votre libraire. Celui-ci pourra commander l'ouvrage directement auprès de la maison d'édition (Hugo doc), au cas où le livre ne serait pas disponible chez lui.
Vous pouvez également vous rendrez dans une grande enseigne, type fnac ou Virgin.

Enfin, vous pouvez commander l'ouvrage en ligne, sur le net, en allant par exemples sans risque sur un de ces 3 sites :
- www.amazon.fr
-www.alapage.com
-www4.fnac.com

mercredi 23 mai 2007

Médias sur le tour de France (n°2)

Les médias s'intéressent toujours à " l'Affaire Fiévet "

- Alors qu'il se trouvait ce matin à Marseille, Marc Fiévet faisait au même moment l'objet d'un reportage à Nantes, sur l'antenne de France Bleu Loire Océan, pour le journal de 8hoo de la radio :


- Ce matin encore, l’édition Nice-Cannes du quotidien gratuit Metro titrait " Infiltré chez les “narcos”, il passe onze ans en prison ".
L’article est en ligne, ici :
Infiltré chez les “narcos”, il passe onze ans en prison, article du 23/05/2007, Metro Nice-Cannes.

- Hier matin, à Nice, Marc Fiévet était l'invité de la rédaction de Radio France Bleu Azur :


D'autres nouvelles à suivre dans les médias...

mardi 22 mai 2007

L’étape du jour (en images)

Nice,

Aujourd’hui, mardi, le tour de France a mis cap plein sud, puisque le convoi se trouvait à Nice pour un contre-la-montre aux temps de passage très serrés.

A l’arrivée dans la capitale des Alpes-maritimes, NS55 s’est fait une grosse frayeur. La faute à une information incomplète : quand il s’est présenté avec son véhicule à l’adresse qu’indiquait sa feuille de route, nulle trace de douanes...
« C’est pourtant l’adresse qu’ils donnent sur le site officiel ! », m’a-t-il expliqué dépité au téléphone, pendant que nous tentions avec Yann de faire patienter le patron du web bar où nous nous trouvions, pressé de tirer le rideau, afin d’envoyer en urgence les photos du jour.
En réalité, la cible se trouvait bien rue Tonduti de l’Escarène, comme indiqué, mais au n°18 et non pas au... 8.
Finalement, tout rentrait dans l’ordre. L’opération était maintenue.Quand nous avons regagné le Laika, vers 1h30 du matin, les photos de la journée précédente enfin transmises, la cabine intérieure était plongée dans le noir.
« Interdiction d’allumer des lumières », a prévenu Fiévet, qui avait réussi à garer son véhicule en face de l’entrée des douanes, collé à des barrières installées ici pour cause de ville en travaux.
« On risquerait de se faire repérer immédiatement ».
Novices face à un tel savoir-faire, preuve que l’homme n’en était pas à sa première action sur le terrain, nous avons obtempéré sans résistance, avec Yann, et nous sommes couchés en nous contentant de la lumière artificielle de la rue pénétrant généreusement les entrailles du véhicule par la vitre avant.
Une fois dans nos couchettes respectives, nous avions l’objectif juste en face de nous. Il ne risquait pas de disparaître mystérieusement pendant la nuit, cette fois, puisqu’il était dans notre champ visuel, depuis nos lits. Dans le viseur.
Cette ambiance étrange de veille discrète avant l’action donnait à l’instant des airs de sous-marin face à une cible. Nous n’étions guère différents des véhicules banalisés des flics (ou des voyous, seul le camp change) en planque, avant une intervention.
Comme dans un film de genre. A l’heure où dans les rues des villes ne rodent plus que les équipages louches...

Si l’heure de réveil avait été programmée avec un peu plus de considération pour notre état de fatigue, bien réel, sous nos couettes et sacs de couchage, nous avons été réveillés brutalement. Par le bruit de dehors. Avec l’impression de nous retrouver au lit au milieu de la route, des voitures fonçant plein pot de chaque côté du véhicule. Pendant la nuit, nous avions, déjà, eu droit à un nettoyage au karcher – un outil à la mode, faut-il croire, mais surtout bruyant.
Le réveil matin, lui, nous a laissé un peu plus de répit que d’ordinaire, puisque le branle-bas de combat a été donné à 6h45.

Cette fois, Fiévet a pu s’entretenir avec Jean-Paul Garcia, le patron des ressources humaines des douanes, à Paris. Pour l’informer de son étape niçoise.
Et lui indiquer qu’il espérait rencontrer le directeur de l’antenne niçoise.
Ce n’est pas le directeur qui est venu à sa rencontre, mais un visage connu : celui de Gérard Estavoyer, adjoint du directeur des services de renseignement pendant un moment pendant les années d’infiltration de NS55 (lui-même ancien directeur, par la suite, de la direction nationale du renseignement et des enquêtes, et actuellement contrôleur des recettes en poste à Nice).
Estavoyer est même monté à bord du camping-car, pour échanger avec le maître des lieux. Les deux hommes sont ensuite partis prendre un café chez le niçois, dont le logement de fonction se trouve sur place.

Nous les avons retrouvés à une terrasse de bar. Nous sommes ensuite entrés dans le bâtiment des douanes, d’où nous étions observés depuis un moment, en suivant Fiévet précédé par Estavoyer avec notre caméra. Estavoyer a expliqué que Fiévet souhaiter offrir son livre au patron.
Un collaborateur est descendu, très craintif, expliquant que ce n’était pas possible.
« En période électorale, on leur demande de ne plus parler du tout », a soufflé Estavoyer.
Marc Fiévet a donc effectué sa dédicace sur le comptoir d’entrée, devant une fonctionnaire en uniforme plutôt souriante.
Le tout sous le regard indiscret de notre caméra.
Après être ressortis du bâtiment, nous avons fermé le camp et plié boutique, accompagné par un nouveau renfort : celui de monsieur le receveur de Nice, qui nous a servi de guide et de copilote pour nous faufiler dans les embouteillages et les travaux.

L’ancien agent infiltré s’est ensuite rendu au tribunal de grande instance, où il avait rendez-vous avec Eric de Montgolfier. Le très médiatique procureur de la république de Nice.
C’est l’ancien patron des services des douanes qui nous a servi de poisson-pilote pour arriver à bon port. Il a fallu en effet trouver une place de stationnement à l’encombrant Laika, ce qui a mobilisé beaucoup d’énergie, d’allers et retours dans Nice et de sueur. La ville fait en effet la guerre aux camping-cars, visiblement personae non grata, les autorités municipales privilégiant un tourisme à l’image plus flatteuse. Ainsi, les gardiens du parking sur le vieux port ont refusé l’accès au véhicule, bien que le lieu possède les dimensions pour l’accueillir, mécontents de voir débarquer un tel engin dans leur jardin, face à des méga-yatchs au luxe tapageur.

Finalement, la caravane a péniblement repris la route, grimpant sur les hauteurs de la ville, et le Laika a été lâché sur le parking d’un petit... cimetière.

Montgolfier a reçu Fiévet, bien qu’il avait oublié lui avoir fixé rendez-vous à ce moment, alors qu’il s’apprêtait à quitter le tribunal pour rejoindre Aix-en-Provence. Le proc’ a fait preuve de mécontentement à la vue de la caméra et du journaliste de Metro qui nous accompagnait, refusant de nous laisser entrer jusque dans son bureau.
Il s’est entretenu avec Fiévet une quinzaine de minutes et s’est montré très intéressé par cette histoire détonante. Le procureur a assuré qu’il lirait la chose avec beaucoup d’attention et rapidement, et que cela l’intéressait au plus haut point, notamment en ce qui concerne l’affaire de Lyon (une affaire de trafic et d’arraisonnement incroyable, montée de toute pièce par les services, et restée célèbre dans le métier).
Après avoir pris un verre avec Gérard Estavoyer, Fiévet s’est ensuite consacré aux médias. Avec le journaliste de Métro, donc, puis à France Bleu Azur. Il s’est rendu dans les locaux de la station régionale de Radio France, toujours guidé par l’inséparable Estavoyer (qui a fini par le quitter sur le perron de la radio, prenant à témoin les accompagnateurs en soulignant que nous avions ici « un type bien »). Fiévet s’est alors engouffré dans le grand studio pour enregistrer l’émission « L’invité du jour », dont il sera... l’invité demain matin, mercredi.

Sous une chaleur parfaitement accablante, nous avons ensuite récupéré le Laika - sans sabot d’immobilisation, sans doute pour ne pas le retenir plus -, avant de quitter Nice.

Après avoir repris nos habitudes sur l’autoroute, nous nous sommes arrêtés sur une aire de stationnement, pour une pause déjeuner un peu tardive. Son sandwich, sa salade et son Cote du Rhône avalés, Fiévet a continué de répondre aux questions des médias, par téléphone, à l’intérieur du camping-car.Au programme, une conversation téléphonique avec Patricia Tourancheau, journaliste à Libération qui connaît bien le dossier pour avoir été la première à sortir l’affaire – en préparation, cette fois, un article à paraître normalement dans l’édition de jeudi.
Il y a eu ensuite une longue interview pour la station de France bleue à Nantes, attentive aux pérégrinations de Fiévet, dont l’agent traitant se trouvait à Nantes (à la tête de la délégation pour la façade atlantique).

Ce n’est finalement qu’après 16h30 les derniers préparatifs de l’opération du lendemain effectués, que nous avons pu reprendre la route. Enfin.
Pour franchir la barre des 2000 km avalés depuis notre départ...


Olivier-Jourdan Roulot

La vie à bord

A l’intérieur du Laika, la vie s’organise. Chacun a trouvé petit à petit sa place, en prenant son rythme de croisière et en installant ses habitudes. Nous formons une sorte de famille itinérante dans cet espace de promiscuité, désormais – certainement à l’image de ce que connaissent les équipages au long cours en mer ou ceux qu’on dit fils du vent.
L’arrière du camping-car est le domaine de Fiévet. Le plus luxueux et le plus confortable, cela va sans dire. C’est là, sur la gauche de la cabine de douche, derrière le coin-cuisine, qu’il s’est fabriqué un petit nid douillet, recouvert de coussins, où il passe de belles nuits et effectue de confortables siestes – rêvant certainement à quelques échappées glorieuses sur les routes du tour.
Le milieu du véhicule est une sorte de zone mixe. Elle sert à préparer le matériel de tournage, à écrire les textes et articles du jour et, surtout, à prendre le café (très) matinal. Ni devant, ni dehors, ni trop jeune, ni trop vieux, ni-ni... Une position centrale, donc !
La nuit, l’espace se transforme en couchette. Celle où Yann passe des nuits courtes et radieuses, sur un matelas disposé sur les banquettes rabattues.
La cabine située au dessus du poste de pilotage est mon antre. C’est ici que je protège mon intimité nocturne, le visage collé au plafond. La journée, le lieu est utilisé pour déposer le matelas nocturne de Yann, des vêtements et autres effets de toutes sortes.
Avec ses boiseries, ses boutons dorés, ses plaques gravées (indiquant toilet à l’anglaise, par exemple, pour celle posée sur la porte de la salle d’eau, ou encore capitaine, pour une autre fixée au dessus du poste de pilotage), ses petits détails qui font toute la différence (petits tableaux enfermant des nœuds marins, un bateau et un gouvernail encadrant la passerelle d’accès, rappelant ainsi qu’un vieux loup de mer reste un vieux loup de mer) et ses fauteuils recouverts de tissu canapé, le Laika a fière allure. Notre Air Force One à nous !
Dans le frigo, de la bière, du coca et quelques aliments divers (comme cette salade qui trempe enfermée dans un jus douteux dans une barquette de plastique, et que Fiévet s’obstine à appeler « salade composée », l’air radieux), qui permettent de réaliser des prouesses culinaires incertaines. Bien sûr, tout ne va pas sans quelques inconvénients. Ainsi, chacun gardera un souvenir ému d’un camembert embarqué à bord par Yann, lors de l’étape de Cosne.
Pour une bonne cohabitation, quelques règles arbitraires règnent à l’intérieur du fier engin.




(si le menu permettant de faire défiler les photos ne s'affiche pas sur votre navigateur, passez d'une photo à l'autre en cliquant sur celle affichée à l'écran...)



Le capitaine de cette véritable caravelle roulante tente de faire régner l’ordre à bord. Avec plus ou moins de réussite, mais une obstination qui force l’admiration.
Ainsi, par exemple, de la serviette jaune de Yann, qui traîne toujours n’importe où. L’objet est devenu une obsession pour le pilote du Laika, qui la chasse comme on chasse une marotte.
Quelques éléments jouent un rôle décisif pour assurer une bonne tenue de la croisière, digne de la tradition des grandes traversées transatlantiques d’autrefois. Sur le toit de l’appareil, quatre petits hublots. Sorte de velux, ils sont censés offrir un peu d’air frais à la cabine, en plue de la lumière, quand ils sont ouverts (pas en route, donc). En réalité, ils dispensent la chose avec beaucoup de réserve, l’ouverture qu’ils protègent étant recouverte d’une sorte de moustiquaire. Quoiqu’il en soit, tous déployés, ils forment une batterie d’ailerons, donnant au Laika des airs marins ou aéronautiques. Quand il est déplié, le tapis d’accueil, déposé au pied de l’escalier d’accès, signale au public que le convoi s’apprête à faire une halte prolongée. Il se déploie automatiquement et donne l’impression de descendre d’un concorde présidentiel quand on s’apprête à poser le pied à terre. Et, accessoirement, il invite à se frotter les pieds avant de monter à bord – un usage que Yann éprouve quelques difficultés à appréhender, à l’évidence, au grand désespoir du chef de cabine. Autre ustensile incontournable, la balayette. Equipée de poils blancs et longs de belle facture, elle assure une propreté minimum. Le capitaine fait preuve d’un coup de balayette plein de dextérité. Une technique d’un autre âge, certes, probablement héritée d’une vieille tradition, mais dont la sûreté force l’admiration.
Le service à bord est digne de la grande époque de l’aviation commerciale des années 60.
Pour protéger la qualité des boiseries, Fiévet vieille toujours à installer une petite serviette sous les bouteilles de bière.
Enfin, chacun constate que la vie suit son cours, comme la caravane son chemin...


Olivier-Jourdan Roulot

Médias sur le tour de France (n°1)

La presse en parle !

- La Montagne, le quotidien de l’Auvergne et du Limousin, a consacré un article à l'étape de Puy Guillaume, du samedi 19, dans le fief de Michel Charasse.
Le sujet est paru dans l'édition du dimanche 20 mai.

- Un article dans l'édition du jour du Progrès, le grand quotidien régional de Lyon - sur l'étape de Lyon, donc.
A lire sur le site, si vous ne vous êtes pas procuré la version papier :
Les Douanes dans le viseur de l'« aviseur », article du 22/05/2007, Le Progrès.
- toujours sur l’étape lyonnaise, un article au titre évocateur dans l’édition régionale de ce jour du quotidien gratuit Metro : « utilisé, manipulé, jeté », rien de moins !
L’article est en ligne, ici :
“Utilisé, manipulé, jeté”, article du 22/05/2007, Metro (Lyon).















Des nouvelles de la tournée et de ses échappées, très vite, dans les médias...

lundi 21 mai 2007

En descendant vers le Sud...

Le temps rétrécit de jour en jour et l'équipe manque sérieusement de temps pour alimenter le blog. Heureusement, il nous reste le téléphone pour garder le lien avec le Laika.
Merci la technologie !

Olivier-Jourdan Roulot nous donne donc ses impressions et ses commentaires sur les journées de dimanche et lundi.


- Hier, à Lyon, dans un café sur les bords des quais :


- Ce matin, devant les douanes de Lyon :


- Visite à Orange au député Thierry Mariani (Valréas/84) :



Emmanuel Desbouiges

Info Trafic (n°3)

Le pied sur l'accélérateur, Marc commente sa journée entre Lyon et Orange, où il a rendez-vous avec Thierry Mariani, député de Valréas. Il essaye de maintenir une bonne vitesse de croisière pour ne pas trop se laisser distancer par la voiture ouvreuse d'Olivier.
A bord, l'ambiance est encore bonne, mais la fatigue se fait sentir...
Attention aux embardées !


Emmanuel Desbouiges

dimanche 20 mai 2007

Rencontre avec Azouz Begag

Lyon, dimanche matin, à l'heure du petit blanc
Après avoir rencontré le député UMP Jean-Michel Dubernard, Marc fiévet s’est entretenu avec Azouz Begag, candidat UDF à la députation.
L’ancien Ministre l’a écouté avec courtoisie et attention.



Le JDD au petit dej' !

L’article réalisé la veille à Puy-Guillaume par le Journal Du Dimanche, est entre nos mains dès le réveil.
Demandez le journal !

samedi 19 mai 2007

La lettre à Michel C.

Lors de mon passage dans votre ville, ce samedi 19 mai, vos collaborateurs à la mairie de Puy Guillaume m’ont reçu avec courtoisie. Ils m’ont expliqué que vous rencontrer semblait improbable, puisque vous étiez en vacances. Sachez que j’en ai souffert, car vous revoir m’aurait fait grand plaisir.
Je suis certain que ce n’est que partie remise.

Quel était le but de ma visite ? Je souhaitais obtenir votre soutien pour que la situation dramatique dans laquelle je me trouve soit solutionnée. L’imbroglio juridique dans lequel je me suis retrouvé plongé m’a contraint à passer plus de dix années derrière les barreaux des meilleurs pénitenciers occidentaux.

Pourquoi vous adresser à moi, m’auriez-vous peut-être demandé ?
Très simplement parce que vous étiez un fervent promoteur des actions d’infiltration à l’époque où je travaillais pour les services de renseignement des douanes françaises. Des actions qui vous apparaissaient alors les seules à même d’obtenir des résultats dans la lutte que vous même aviez décidé de mener énergiquement contre le narcotrafic. Vous aviez mis à disposition des services douaniers des budgets conséquents - et aviez d’ailleurs rapidement pu constater que les saisies avaient été multipliées par sept en quelques années…
Oui, monsieur Charasse, les actions que vous aviez décidées de promouvoir ont permis d’améliorer les résultats des saisies réalisées par les douanes par sept !

Pour cela, des agents infiltrés ont du se faire passer pour des « narcos », en agissant au sein même des organisations criminelles. J’étais l’un de ces agents... Le meilleur, comme se plait à le répéter Jean-Henri Hoguet, cet ancien directeur de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) que vous connaissez bien. Dès lors, faisant écho à la décision de justice rendue par madame Sophie Clément - qui affirme que je ne suis pas un narcotrafiquant et que je n’ai jamais fait de narcotrafic -, il me semble normal que vous soyez mon premier défenseur afin que les préjudices (moraux, financiers, familiaux) que j’ai subis soient réparés.

Ce matin, alors que je vous attendais devant votre mairie, je nous revoyais encore dans votre bureau ministériel à Bercy et j’entendais vos propos sans équivoque sur la nature du combat que nous entamions. « Ce sont des tueurs », me disiez vous avec force, « et face à des tueurs, il faut tirer les premiers »… Vous ajoutiez même avoir « une conception très élastique du code pénal », qui ne devait « en aucun cas freiner nos actions ».
Ce sont les mots qui étaient les vôtres à Bercy.
Pour ma part, je n’ai fait qu’appliquer les méthodes que vous aviez préconisées pour obtenir les résultats que vous escomptiez dans la lutte contre ce fléau.


Cher monsieur Charasse, mon tour de France ne fait que débuter. La route et le temps m’obligent à quitter votre commune.
Je n’envisage pas de le terminer sans tenter à nouveau de vous rencontrer.
Avec succès, cette fois.


Marc Fiévet

Info Trafic (n°2)

En quittant Puy-Guillaume...
Depuis le poste de pilotage du Laika, Marc Fiévet nous livre ses impressions sur son étape à Puy-Guillaune. C’est aussi l’occasion de prendre des nouvelles de l’équipe. Visiblement le problème d’hygiène s’accentue…Ou peut-être est-ce un problème générationnel ?



Emmanuel Desbouiges

L’étape du jour (en images)

Puy Guillaume (Puy de Dôme)

Vendredi soir, la route avait été longue et éprouvante. Après la visite au ministère de la crise de la justice, dans le 13ème arrondissement, à Paris, le camping-car a mis le cap au sud.
Pour ma part, j’avais du momentanément abandonner le véhicule de tête, pour récupérer la voiture balai garée chez Hugo & compagnie, où le camping-car avait chargé les livres le matin.
Le temps de rejoindre la rue de la Condamine en métro, le Laika a pu prendre de l’avance. J’ai profité de mon passage chez notre éditeur pour envoyer les dernières alertes aux médias, avec Emmanuel Amar, notre attaché de presse, et passer quelques coups de fil aux journalistes pour l’étape du lendemain.
Nous aurons besoin de témoins.

Aux alentours de 17 heures (après avoir été coincé de longues minutes dans l’ascenseur à voitures du parking…), j’ai repris la route à mon tour, en rejoignant le périphérique à la porte de Clichy. Avec deux bonnes heures et demie de retard à combler sur les échappées.
La liaison avec la tête du tour s’est faite vers Cosne sur Loire, avant Nevers, aux alentours de 19h30. Le camping-car m’attendait au milieu d’une forêt de poids-lourds à l’arrêt sur le parking d’une station-service au bord de l’autoroute.
Sagement intercalé, il semblait tout d’un coup bien petit, comparé à ces monstres du bitume.Dans cette sympathique ambiance, tels de vieux routiers à la peau tannée, nous avons ensuite sacrifié au dîner sur le parking. Un moment délicieux, véritable hommage à la grande cuisine française, digne des meilleurs plans du Routard. Fiévet s’était mis aux fourneaux, pour nous offrir un repas digne de ce nom : une sorte de pizza sèche, plate et cuite avec une application un peu forcée (la chose avait un vague goût de carotte, je crois...). Après ce grand moment, la suite a été au niveau, avec la traditionnelle salade aux endives et aux tomates, plat fétiche du maître-queue.
Un verre de rouge a aidé à faire passer l’ensemble.

A tour de rôle, chacun est ensuite allé prendre une douche réparatrice, dans une des cabines de la station-service. Le lieu, à la propreté douteuse, n’avait rien de bien accueillant. A dire vrai, avec son hygiène incertaine, sa lumière artificielle et une organisation de l’espace totalitaire et sans ouverture, il faisait plutôt penser à une... cellule de prison.

Après ces réjouissances sanito-gastronomiques, il était temps de se remettre en route pour poursuivre notre avancée au cœur de la France profonde. A bord, juste avant, Fiévet avait écrit son premier billet d’humeur, alors que Yann Bertini, caméraman officiel du tour de France, avait attaqué le montage de la vidéo du jour.
De mon côté, j’avais bouclé le résumé de l’étape.

A l’arrière de l’Iveco, Yann a profité du trajet pour continuer à préparer la vidéo. Mais nous étions loin de la fin de nos peines. En effet, restait encore à trouver une connexion Internet pour envoyer à Emmanuel, en charge de l’intégration au pc course, les textes, les images et les vidéos. Dans ce tour de France par nature itinérant, le problème de la connexion se pose en permanence. Et se révèle bien souvent, un véritable casse-tête.
Finalement, ce n’est que vers 1 heure du matin, après une errance un peu désespérée, que nous sommes tombés sur un hôtel Ibis, au milieu d’une zone d’activité comme on en trouve un peu partout. Malgré l’heure tardive et le caractère improbable de notre arrivée, Marc Fiévet a réussi à convaincre le gardien de nous laisser profiter de la couverture Wifi de l’établissement pour envoyer les éléments. En remerciement de sa participation à la couverture de l’épopée, le brave homme s’est vu remettre un livre dédicacé pour meubler ses longues nuits de veille. Pour la petite histoire, l’homme nous a appris qu’il était lui-même un ancien des RG. A la retraite après 30 ans de services, il avait pris ce job de veilleur de nuit pour financer les études de son jeune fils.
Au bout d’une bonne heure, une fois envoyé l’ensemble des éléments à intégrer au blog, nous avons repris la route, à la poursuite de l’aviseur qui s’était fait la belle, prenant de l’avance sur nous pour compenser le train de sénateur du camping-car.
Sur le tableau de bord de la voiture, une petite note sur un bout de papier jauni écrite par le gardien de l’Ibis, pour nous indiquer la direction à prendre :
« direction Roanne, Varennes à 25 km, puis prendre à droite Vichy, puis Thiers ».

Après avoir traversé la ville de Vichy désertée, nous avons finalement retrouvé le camping-car, plongé dans l’obscurité la plus totale, à Puy Guillaume, au bord d’une petite rivière.
Il était plus de 2h30, quand nous avons pu enfin nous coucher pour quelques heures seulement d’un sommeil nécessaire.


Trois heures plus tard, la journée de samedi démarrait. Aux aurores, donc. Il n’était pas encore 6 heures du matin, quand Fiévet, impitoyable, a sonné le réveil à bord.
Le convoi s’est dirigé vers le centre du petit village, pour gagner la place de la mairie. Quelques minutes plus tard, nous étions sur place.
Le camping-car s’est immobilisé sur le parking désert, face au bâtiment municipal.

Vers 7h10, une journaliste de la Montagne, le quotidien régional du Puy de Dôme, s’est présentée. Rejointe quelques minutes plus tard par un confrère de la Gazette, hebdo appartenant au même groupe (Centre France). La discussion s’est immédiatement engagée avec Fiévet, sur place, au pied du camping-car.
Pendant que NS55 répondait aux questions des journalistes, précisant les raisons de son action et de sa venue à Puy Guillaume, une troisième personne a rejoint le petit groupe en formation : un photographe travaillant pour le Journal du dimanche (JDD), arrivé de Lyon pour préparer un article à paraître dans l’édition du lendemain.


Aux alentours de 8h15, Fiévet a grimpé les quelques marches jusqu’à la porte d’entrée de la mairie, suivi de près par le petit groupe de journalistes. Il s’est adressé à la fonctionnaire de permanence, en lui expliquant qu’il était venu pour voir Michel Charasse, le sénateur-maire de la commune.
Surprise, l’employée n’a pas su trop quoi répondre. Elle a fini par expliquer qu’il n’y avait aucun responsable présent sur place, pour le moment.
Le petit groupe est ressorti sur le parking.
L’attente a donc commencé.

Les journalistes et Fiévet sont partis patienter autour d’un café à la Bodega, un petit bar situé à quelques mètres de là, où nous avons pu brancher le chargeur des batteries de la caméra.

Un peu après 9 heures, le groupe était à nouveau devant les marches de l’hôtel de ville. Un policier municipal était cette fois en haut des escaliers, à l’extérieur, positionné devant la porte d’entrée. Mal à l’aise, il a indiqué qu’il avait reçu la consigne d’interdire l’accès au bâtiment. Précisant que le secrétaire général de la ville avait été prévenu, et qu’il arriverait d’une minute à l’autre pour s’entretenir avec Fiévet.
Quelques minutes plus tard, une camionnette de gendarmerie a fait le tour de la petite place, répétant l’opération à deux reprises.

A 9h13, alors que nous continuions à patienter tant bien que mal, une femme est sortie sur le perron. Après avoir avalé les quelques marches nous séparant de la porte d’entrée, elle s’est dirigée vers Fiévet. Cette adjointe de Charasse est venue expliquer à ce visiteur inattendu que le maire était absent, en voyage pour plusieurs jours. Elle a refusé de recevoir personnellement Fiévet, évoquant une réunion en cours. NS55 a eu à peine le temps de préciser les raisons de sa présence. Avant qu’elle ne tourne les talons, il lui a proposé de lui offrir son livre. Gênée, l’adjointe de permanence a préféré décliner l’offre.

Trois minutes plus tard, une voiture s’est immobilisée sur le parking. Un homme d’une trentaine d’années en est sorti en trombe. La mine fermée, l’homme au costume strict s’est avancé vers les escaliers qu’il a avalés à toute allure, sans un regard ni un sourire vers le petit comité d’accueil en faction au pied de la mairie.
Le secrétaire général de Puy Guillaume s’est engouffré dans le bâtiment, comme si une urgence l’attendait.
En débutant son tour de France dans son fief, Fiévet souhaitait rencontrer Michel Charasse pour lui demander son soutien. L’ancien proche de Mitterrand a en effet l’oreille de Sarkosy. Il l’avait d’ailleurs reçu quelques semaines plus tôt sur ses terres, pendant la campagne présidentielle. L’ancien locataire de Bercy entretient également de bonnes relations avec Brice Hortefeux, lieutenant du nouveau président, qui vient de rejoindre le gouvernement et nourrit des ambitions municipales à Clermont Ferrand, ville voisine de Puy-Guillaume.

A 9h47, le policier municipal a de nouveau descendu les escaliers pour expliquer à son tour que Charasse serait absent jusqu’à la semaine prochaine.

Visiblement, l’ancien agent double n’était pas le bienvenu dans la petite bourgade tranquille du centre de la France. Il faut dire que les bonnes relations de Charasse avec Sarkosy ne sont pas vues d’un bon œil par tout le monde, par ici. Elles font parler. Ainsi, quelques jours plus tôt, une main nocturne avait recouvert des murs de la place de la mairie de tags injurieux, dénonçant ces accointances jugées contre-nature. On pouvait d’ailleurs encore deviner les charmantes inscriptions, grossièrement recouvertes de peinture.

Un peu après dix heures, nous avons finalement levé le camp, libérant l’hôtel de ville. Le convoi a alors emprunté une petite route, quittant le centre du village. La caravane du tour s’était étirée. Cette fois, le camping-car était suivi par quatre véhicules, donnant à notre expédition une dimension nouvelle. Pas encore celle de la grande boucle, certes, mais quand même...
Fiévet avait décidé de se rendre directement devant la maison de Michel Charasse pour lui déposer un bouquin dédicacé. En arrivant, une patrouille de gendarmerie se trouvait sur place, en faction au bord de la route. Le camping-car a été immobilisé, pour un contrôle. Qui s’est déroulé de façon courtoise.
Fiévet s’est livré de bon cœur aux exigences du contrôle, puis a immobilisé le véhicule.
« Je vais vous offrir mon livre ! », a-t-il lancé aux deux gendarmes, en leur recommandant de se méfier de leur hiérarchie.
«Vous connaissez l’histoire ? Non ? Ils m’ont laissé pourrir en prison !»
«Vous étiez en service commandé ?», a interrogé un des fonctionnaires.
Les deux gendarmes ont saisi chacun leur livre.

Fiévet est ensuite retourné à l’intérieur de son véhicule, prendre un autre livre. S’appuyant sur le capot avant du Laika, il a posé une dédicace sur la première page, adressée à Michel Charasse.
Avant de traverser la route et se diriger vers la maison de l’homme politique.


Entre temps, un autre véhicule de gendarmerie était arrivé, avec deux autres fonctionnaires à son bord. Au grand étonnement d’un des journalistes présents.
« C’est hallucinant », a-t-il commenté.
Fiévet a parcouru les quelques dizaines de mètres jusqu’à la maison appartenant à l’ancien ministre, sous un soleil radieux et dans un cadre parfaitement bucolique. Suivi par les journalistes et les deux gendarmes arrivés en renfort.
Il s’est approché du portail d’entrée protégeant la petite maison de deux étages aux murs recouverts d’une peinture claire.
Au premier étage, une femme est sortie sur un petit balcon.
« Je viens pour vous remettre un livre dédicacé pour monsieur Charasse », a lancé NS55.
Après être descendu accueillir le visiteur au portail, la femme a saisi l’objet, en promettant de le remettre au destinataire.
« Je vais le déposer sur la table de la cuisine. Monsieur Charasse le trouvera ce soir en rentrant »
Puis elle est rentrée dans la maison, avant de fermer la porte derrière elle.
Pendant que Marc Fiévet regagnait le camping-car, un des deux gendarmes qui surveillaient les opérations rendait compte à ses supérieurs.
Avant de se remettre au volant, Fiévet est revenu une dernière fois voir les deux premiers gendarmes qui l’avaient contrôlé à son arrivée. Dans sa main, il portait un exemplaire d’un journal de la région de Boulogne-sur-mer, où il vit. Sur une pleine page, un article lui était consacré, photo à l’appui.
« Vous faîtes tous les élus ? », a demandé naïvement un des fonctionnaires.
« Je commence ici parce que c’est lui qui m’a envoyé », s’est contenté de répondre l’ex-aviseur.


Après ce moment parfaitement bucolique, le camping-car a quitté Puy Guillaume, rendant le petit village de 2700 âmes à sa tranquillité habituelle. Il était un peu moins de midi.
L’ancien ministre n’était donc pas là - en vacances, pour une semaine ou une journée, selon des sources pas vraiment accordées.
La caravane et Fiévet sont donc repartis vers d’autres aventures.
En cadeau, l’aviseur a laissé derrière lui un petit package destiné à l’absent du jour : un livre dédicacé et un article paru dans le Journal du dimanche du lendemain.
Rien dans l’édition de la Montagne du dimanche, par contre. Le paquet sera peut-être complété d’un nouveau papier, dans les jours qui viennent, ainsi qu’un sujet sur cette improbable visite dans la Gazette.


Olivier-Jourdan Roulot

vendredi 18 mai 2007

La 1ère étape du narcotour en photos

(Si le menu permettant de faire défiler les photos ne s'affiche pas sur votre navigateur, vous pouvez passer d'une photo à l'autre en cliquant sur celle qui est affichée à l'écran...)

Route (NS) 55...

Presque dix ans aujourd’hui que je me bats pour faire reconnaître l’injustice de cette condamnation inique que les autorités anglaises et canadiennes ont prononcée contre moi, et qui a finalement été transformée par la justice française qui n’a pas voulu étudier avec discernement ma situation.
Quelle était-elle ?

Recruté par les autorités douanières françaises pour infiltrer des réseaux de narcotrafic internationaux, j’ai réussi à apporter les informations nécessaires pour que la DNRED, le service « intelligence » des douanes françaises, obtiennent des résultats très importants. J’ai participé à ces actions d’infiltration en coopérant avec les services de nombreux pays, qui connaissaient parfaitement mon action et ma qualité d’ « undercover agent ».
Lors de la dernière action d’infiltration que j’ai menée au sein d’une des plus grosses organisations mondiales du crime organisé, j’ai été lâché par les autorités douanières françaises après que ces dernières aient été doublées par les services anglais et canadiens.

Baladé de pays en pays, de prisons en prisons, j’ai cru à la valeur de la parole donnée, et n’ai obtenu en retour que le refus par des hauts fonctionnaires d’assumer les engagements pris par les hauts fonctionnaires qui les avaient précédés. Sans aucune considération pour la continuité de l’action publique, qui devrait pourtant être une des tables de la loi des représentants de l’Etat.


Aujourd’hui, j’ai enfin obtenu une décision de justice qui reconnaît que je ne suis par un narcotrafiquant et que je n’ai jamais fait de narcotrafic pour mon compte.
En dépit de cela, je reste pour le TGI de Bobigny (qui a transformé les sentences reçues à l’étranger) un narcotrafiquant - alors que pour le TGI de Paris je suis blanchi des soupçons qui pesaient sur moi - et dois donc assumer les conséquences de la condamnation qui a été donnée.
Je n’ai aujourd’hui plus d’autre possibilité devant moi que celle de me battre pour essayer de faire connaître au plus grand nombre la réalité de cette histoire hors du commun. En demandant encore et encore aux responsables en place à l’époque où je servais la France d’intervenir auprès du nouveau président pour qu’enfin une solution digne soit trouvée à cette sinistre dérive juridico-administrative.

Une route que j’espère traversée de lendemains meilleurs.

Marc Fiévet

Info Trafic (n°1)

Marc Fiévet nous donne ses premières impressions par téléphone, depuis Briare (45), à bord de son Camping-car. La route et la journée ont été bonnes. Seul problème, l'hygiène... ça commence à sentir le roussi…
La mission du moment, prendre une bonne douche sur une aire d’autoroute bien conviviale, avant un dîner festif dans l’espace de vie du Laika… Juste pour se donner de l’entrain…

Il reste encore deux heures de route.


Emmanuel Desbouiges

Info pratique (n°2)

Attention !
A paraître dans l'édition de ce dimanche (20/05/2007) du Journal Du Dimanche, un reportage consacré au Tour de France de Marc Fiévet.

L’étape du jour (en images)

Paris, vendredi 18 mai
Après un réveil en fanfare au large de Paris, sur l’île de la Jatte, le convoi s’est ébranlé à l’assaut de la capitale.

Une première halte était programmée à 9h15, rue de la Condamine, chez Hugo & Compagnie. Il a fallu bloquer quelques temps la rue, pour charger les caisses de livres que l’expédition emporte sur les routes de France. Les conducteurs pris au piège ont du patienter un moment, avec plus ou moins de bonne volonté.
Hugues de Saint Vincent, le patron de la maison d’édition, Emmanuel Amar, l’attaché de presse, ont participé avec entrain aux opérations de chargement pour aider à accélérer la manœuvre – et libérer ainsi les véhicules pris au piège.

Marc Fiévet a également récupéré plusieurs affiches, qu’il a installées immédiatement sur les vitres de son véhicule. Ainsi, les trois côtés du Laika (gauche, droite et arrière) sont dorénavant barrés d’un slogan choc : secret défense – celui qui a été accolé au dossier Fiévet.
Quelques reproductions de la couverture du livre sur l’histoire de Fiévet (Dans la peau d’un narco..) et l’adresse du blog sur lequel vous vous trouvez complètent cette étrange décoration.
Fiévet était attendu chez notre éditeur par un vieil ami, venu le saluer avant son départ et lui souhaiter bonne route.

L’ex-agent double s’est ensuite arrêté pour s’entretenir avec son avocat, maître Pech de Laclause, l’informer des modalités de son action en cours et discuter avec lui des derniers détails de la requête en responsabilité contre l’Etat que son défenseur doit déposer devant le tribunal administratif dans le courant de la semaine prochaine.
Après un tour d’inspection du véhicule, les deux hommes se sont donnés l’accolade.


En début d’après-midi, Fiévet a rendu visite à Chantal Cottet, la présidente du Ministère de la crise de la justice. Une halte dans le local de l’association, rue Tolbiac, pour écouter quelques recommandations. Cottet a elle-même réalisé un tour de France, il y a quelques mois, pour protester devant les tribunaux des errements de la justice. Fievet lui a dédicacé un exemplaire du livre.
La présidente du Ministère de la crise de la justice a proposé à Fiévet une prochaine action qui pourrait être menée bientôt à Paris.


Le reste de l’après-midi a ensuite été consacré à contacter des journalistes qui couvriront l’épopée de Fiévet sur nos prochaines étapes. L’action qu’il a engagée a semblé intéresser au plus haut point les rédactions que nous avons alertées.
La tournée devrait donc faire du bruit très prochainement.

Nous avons ensuite mis le cap au sud, pour gagner notre étape de samedi. Plusieurs heures de route, avec une halte repas sur le parking d’une station service, sur le bord de l’autoroute, au milieu des 33 tonnes au repos.

Fiévet, qui avait préalablement fait une halte dans un supermarché, s’est mis aux fourneaux.
Au menu du soir, pizza et salade (endives et tomates). Plus un verre de rouge.
Un vrai festin, vous le voyez !
Nous avons même pu prendre une douche bienvenue après ces dernières heures harassantes. Même si les cabines de douche de la station-service avaient un petit air de... cellule de prison.

La journée de demain s’annonce bien. Elle sera importante, avec un rendez-vous assez délicat.
Nous nous installerons devant la cible en pleine nuit, de façon à être opérationnels au petit matin. Entre trois et quatre journalistes, plus un photographe envoyé par un grand hebdo, devraient nous retrouver.
La suite des aventures du tour de France de la réhabilitation dès demain, donc. Ici même...


Olivier-Jourdan Roulot

Infos pratiques (n°1)

Pour en savoir plus sur "l'Affaire Fiévet", voici quelques liens où trouver des éléments sur cette édifiante histoire.
Vous ne serez pas déçu du voyage :

- l'émission Le vif du sujet, sur France Culture
- l'excellente émission Le vif du sujet, pour un second volet, toujours sur France Culture
- un article dans l'hebdomadaire Le Point
- un son sur une radio lilloise de la bande FM, Contact FM

Le chant du coq, jour 1

Matin du 18 mai, 8h00
Ce matin, dans le Laika, le coq a chanté – celui du téléphone portable de Marc Fiévet. A 7 sept heures et demie. Effort inutile de ce volatile électronique : nous étions déjà levés, en train d’avaler notre verre de Ricoré.
Le tour de France de NS55 débute aujourd’hui, donc.

Nous avons passé la nuit rue Benjamin Constant. Sur l’île de la Jatte, à Neuilly sur Seine. Fiévet a lui-même habité, autrefois, boulevard du Parc, à une cinquantaine de mètres de l’endroit où nous avons garé le camping-car pour passer la nuit. Clin d’œil amusant, puisque nous sommes ici sur les terres d’un certain N.S. - sans 55, celui-là, puisqu’il s’agit de Nicolas Sarkosy, évidemment (1).



Le sommeil a été difficile à trouver, cette nuit. Le quartier est pourtant très résidentiel, donc bien fréquenté. Nous avions fait la route depuis Marseille, et n’avons retrouvé Marc qu’après minuit. Problème, une fois installés dans nos couchettes, un oiseau à l’âme blagueuse s’est mis en tête de chanter à tue-tête. Une sorte de pivert, dont les cris faisaient parfois penser à une corde à linge en train de crisser. Du coup, je n’ai pas fermé l’œil avant deux heures du matin.

On se demande ce que fait la police (plutôt omniprésente dans le secteur, où notre nouveau président possède un appartement)...
Je me suis résigné en pensant qu’il s’agissait là des joies normales du camping-car, alors que je me retournais pour la énième fois dans ma couchette.


Aujourd’hui, c’est une sorte de prologue. Comme sur le tour de France - l’autre, celui des faux-cols et des échappées survitaminées. Une journée en partie consacrée à la logistique. Au programme, donc, une visite chez l’éditeur, ce matin, pour récupérer quelques 200 livres, ainsi que du matériel promotionnel (affiches, autocollants…). Nous devons ensuite rendre visite à l’avocat de Fiévet, maître Pech de Laclause, qui s’apprête à déposer dans quelques jours une requête devant le tribunal administratif, en responsabilité contre l’Etat – relançant ainsi le dossier, sur son versant judiciaire. Rendez-vous également calé, enfin, avec une visite au Ministère de la crise de la justice, rue de Tolbiac. Cette association est présidée par Chantal Cottet. Cette artiste se bat pour que la justice française soit au service des justiciables, et non d’intérêts moins avouables. Il y a quelques mois, elle avait elle-même réalisé un tour de France – en s’installant avec une tente sur le parvis des tribunaux de nos villes - pour alerter le contribuable et justiciable.
Voilà pour le programme du jour.

Les choses sérieuses commencent véritablement demain. Avec une première étape qui s’annonce prometteuse...


Olivier-Jourdan Roulot

(1) Bien que nous pourrions ergoter, en remarquant perfidement que le dit N.S. loge aujourd’hui au… 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, à l’Elysée.

vendredi 11 mai 2007

L’aviseur se fait la belle

Lâché par les douanes et les services, condamné par la justice, abandonné par le pouvoir politique et la haute administration qui l’ont laissé croupir 11 ans en prison, l’agent NS55 a décidé de prendre la route pour un tour de France de la dernière chance.
Une tournée de réhabilitation, accompagné par le journaliste Olivier-Jourdan Roulot (avec qui il a cosigné un livre choc sur son histoire hors-norme).

Que fera-t-il ?
Ou ira-t-il ?
Passera-t-il dans votre ville ?
Que nous réserve-t-il ?
Qu’a-t-il prévu ?

Pour des raisons de confidentialité évidentes, vous ne le saurez pas dans l’immédiat. Fiévet a un plan, pourtant. Pour le savoir, à partir de vendredi 18 mai, retrouvez-nous sur notre blog. Chaque jour, vous aurez des infos, des commentaires, des comptes-rendus, des vidéos et des photos de cette folle équipée.
Tout ce que nous pouvons vous promettre, d’ores et déjà, c’est de suivre au jour le jour une aventure hors-norme, en vous connectant sur ce blog.
Vous ne devriez pas vous ennuyer, croyez-nous.